Le mot a trente-six ans. Il a été forgé par un universitaire américain pour gagner une querelle académique précise, et il sert aujourd'hui à vendre des palmarès. Entre les deux, une industrie s'est constituée : des cabinets de conseil publient chaque année un classement des nations, la presse le reprend en une ligne, les ministères le citent quand il est flatteur et l'oublient quand il ne l'est pas.
En 2026, la France occupe le sixième rang mondial du Global Soft Power Index de Brand Finance, avec 65,8 points sur 100. En 2019, un autre classement, le Soft Power 30 de Portland Communications, la plaçait première. Les deux indices étaient sérieusement construits. Aucun des deux ne mesurait la même chose.
Cette enquête examine trois objets distincts : ce que Joseph Nye a réellement écrit, comment ces indices sont fabriqués et par qui, et ce que l'influence française coûte en euros de loi de finances. Elle regarde enfin ce que la recherche parvient à démontrer sur les effets du soft power. C'est la partie la plus décevante, et c'est celle qui manque le plus souvent aux reprises de presse.
D'où vient le mot « soft power », et que disait exactement Joseph Nye ?
Le concept naît en 1990, dans Bound to Lead: The Changing Nature of American Power, et dans un article publié la même année par la revue Foreign Policy. Joseph Nye, universitaire de Harvard, y combat une thèse alors dominante : celle du déclin américain. Son argument est que l'inventaire classique de la puissance — armée, PIB, ressources — oublie une ressource que les États-Unis possèdent en abondance, la capacité d'obtenir ce qu'ils veulent par l'attraction plutôt que par la coercition ou le paiement.
La formulation compte, parce qu'elle est plus étroite qu'on ne le croit. Le soft power, chez Nye, n'est pas la popularité d'un pays. C'est la capacité de façonner les préférences d'autrui de telle sorte que celui-ci veuille ce que vous voulez. Un pays dont la cuisine est aimée n'exerce aucun soft power tant que cette affection ne modifie le comportement de personne.
Nye maintiendra cette distinction jusqu'à sa mort, en mai 2025, à 88 ans : il y a d'un côté des ressources de puissance douce — la culture, les valeurs politiques, la politique étrangère quand elle est perçue comme légitime — et de l'autre des résultats de comportement. Les premières ne se convertissent pas automatiquement en seconds. C'est précisément cette conversion que les indices ne mesurent pas.
Deuxième nuance, régulièrement perdue : le soft power d'un pays n'appartient pas à son gouvernement. Le cinéma, les universités, les entreprises, les diasporas en produisent l'essentiel, hors de tout pilotage public. Un ministère qui annonce une « stratégie de soft power » revendique la propriété d'un actif qu'il ne contrôle pas.
Comment fabrique-t-on un classement de soft power ?
Le Global Soft Power Index de Brand Finance est aujourd'hui le classement de référence, au sens où c'est celui qui circule. Sa méthode mérite d'être lue avant d'être citée.
L'édition 2026 évalue les 193 États membres des Nations unies, note chaque pays sur 55 indicateurs répartis en huit piliers, et agrège le tout en un score sur 100. La matière première est un sondage auprès de plus de 150 000 répondants dans plus de cent pays — grand public et publics spécialisés. Les réponses de chaque marché sont pondérées selon une règle mixte : moitié « un pays, une voix », moitié au prorata de la population. Un modificateur de familiarité donne plus de poids aux marchés qui connaissent le mieux la nation évaluée. La méthodologie est certifiée par Austrian Standards et approuvée par le Marketing Accountability Standards Board.
Rien de tout cela n'est malhonnête. Mais il faut nommer ce que c'est : un agrégat d'opinions. Le score d'un pays mesure ce que des panels pensent de lui, pas ce que ce pays obtient. C'est un indicateur de réputation, présenté sous le nom d'un concept qui, chez son auteur, désigne un effet.
L'instrument a par ailleurs changé. La première édition, publiée en février 2020, interrogeait 55 000 personnes et retenait sept piliers. Six ans plus tard, le panel a presque triplé et un pilier s'est ajouté. Une série dont le questionnaire et l'échantillon évoluent ne se lit pas comme une série temporelle : dire qu'un pays « recule depuis 2021 » suppose que l'instrument est resté stable, ce qu'il n'est pas.
Reste l'éditeur. Brand Finance est un cabinet d'évaluation de marques fondé en 1996, qui vend par ailleurs du conseil en nation branding — c'est-à-dire des prestations aux gouvernements soucieux de leur image. L'indice est publié gratuitement en synthèse ; le rapport complet et les déclinaisons nationales sont des produits. Un classement d'influence n'est pas un service public de la statistique : c'est un actif marketing qui fonctionne parce que la presse le relaie sans frais.
Global Soft Power Index 2026 : les six premiers scores
Pourquoi la France est-elle première en 2019 et sixième en 2026 ?
Les deux chiffres sont exacts. Ils viennent de deux instruments qui ne pèsent pas les mêmes choses, et l'écart est entièrement méthodologique.
Le Soft Power 30, publié par le cabinet Portland Communications avec le Center on Public Diplomacy de l'université de Californie du Sud, reposait sur un mélange assumé : 70 % de données objectives, 30 % de sondage international. Les auteurs ont documenté que cette pondération ne résultait pas d'un calcul mais d'un choix — la volonté de faire primer les données dures sur l'opinion. Les données objectives étaient réparties en six sous-indices : entreprise, culture, numérique, gouvernement, engagement, éducation.
Le sous-indice « engagement » est celui qui explique le rang français. Il compte le réseau diplomatique, les adhésions aux organisations multilatérales, l'aide au développement, les accords internationaux. Sur ce terrain, la France dispose de l'un des deux ou trois réseaux les plus denses au monde et sature l'indicateur. En 2019, dernière édition publiée, elle arrivait première du classement général.
Le Global Soft Power Index, lui, est quasi intégralement perceptuel et couvre 193 pays au lieu de 30, avec une pondération qui tient compte de la population des marchés interrogés. Un pays dont la présence médiatique et diasporique est massive y est structurellement avantagé ; un pays dont la force réside dans un appareil diplomatique dense, invisible pour un panel grand public, y est structurellement pénalisé.
La conclusion à en tirer n'est pas qu'un indice ment. C'est que le rang d'un pays est une fonction de la méthode choisie, et que publier un rang sans publier la méthode revient à publier un résultat sans son unité. Deux travaux universitaires ont formalisé cette critique : Chang Zhang et Ruiqin Wu ont montré en 2019, dans Global Media and China, comment la construction de ces indices reflète les rivalités de puissance de leurs commanditaires ; une autre analyse a examiné la validité de construit du Soft Power 30 et conclu que le choix des indicateurs inclus — et surtout exclus — hiérarchise de fait certaines valeurs au détriment d'autres.
Du concept au produit : trente-six ans de soft power
Le concept est forgé
Joseph Nye publie Bound to Lead et un article dans Foreign Policy. Le soft power y désigne la capacité d'obtenir un résultat par l'attraction plutôt que par la contrainte ou le paiement. L'objectif de l'auteur est de réfuter la thèse du déclin américain.
Combien la France dépense-t-elle réellement pour son influence ?
Ici, les chiffres sont publics, datés et opposables. Ils racontent une autre histoire que les classements.
Le programme 185 « Diplomatie culturelle et d'influence », qui porte l'essentiel de l'action culturelle, linguistique, universitaire et d'attractivité, est doté de 605,9 millions d'euros de crédits de paiement dans le projet de loi de finances pour 2026, contre 651,7 millions en loi de finances initiale pour 2025. Soit 45,8 millions d'euros de moins, un recul de 7 %.
La ventilation est instructive. Les opérateurs absorbent 420,5 millions d'euros, dont 391,6 millions pour l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger, en baisse de 25 millions d'euros sur un an — un réseau qui scolarisait 403 000 élèves en septembre 2025. Le réseau culturel et la coopération pèsent 103,4 millions. Les bourses de mobilité tombent de 70,1 à 56,3 millions d'euros, soit −20 %, avec une baisse attendue d'environ 11 % du nombre de bourses attribuées entre 2025 et 2026.
La subvention pour charges de service public de Campus France s'établit à 3,31 millions d'euros, stable. C'est le montant que l'État consacre au fonctionnement de l'opérateur chargé de l'attractivité universitaire d'un pays qui a accueilli 443 500 étudiants étrangers en 2024-2025 — en hausse de 3 %, mais au septième rang mondial, après être passé de la sixième à la septième place, l'objectif de 500 000 étudiants en 2027 restant affiché.
Le cas des Alliances françaises est le plus révélateur. La Fondation coordonne 824 Alliances dans 138 pays, avec 428 000 apprenants recensés au questionnaire 2024. Leurs ressources propres approchent 200 millions d'euros, pour un taux d'autofinancement de près de 95 %. Le soutien financier du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères au réseau s'élevait à 7,1 millions d'euros en 2023, 386 Alliances étant conventionnées avec les ambassades. Autrement dit : l'État français présente comme un instrument de sa politique d'influence un réseau associatif de droit local qu'il finance à hauteur de quelques points de son budget.
À côté, l'audiovisuel extérieur constitue le poste le plus lourd hors enseignement. France Médias Monde dispose pour 2026 d'une dotation publique de 303,9 millions d'euros — 273,1 millions de dotation socle et 30,8 millions de compensation fiscale — complétée par 14,9 millions du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères et 10 millions fléchés sur la lutte contre la désinformation, pour 14,8 millions de ressources propres et un résultat net prévu à l'équilibre.
Le soft power français en euros de loi de finances
0 M€
Programme 185 « Diplomatie culturelle et d'influence » en PLF 2026, contre 651,7 M€ en LFI 2025, soit −7 %
0 M€
Subvention à l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger, en baisse de 25 M€ sur un an
0 M€
Dotation publique de France Médias Monde en 2026, hors 14,9 M€ du Quai d'Orsay et 10 M€ contre la désinformation
0 M€
Bourses de mobilité en PLF 2026, contre 70,1 M€ en 2025, soit un recul de 20 %
Deux rapports publics complètent le tableau et rappellent que le problème n'est pas seulement budgétaire. La Cour des comptes relevait dès 2013, dans sa communication sur le réseau culturel de la France à l'étranger, qu'une douzaine de programmes budgétaires y concouraient et que trois réseaux coexistaient sans stratégie commune. En janvier 2025, examinant le contrat d'objectifs et de performance de l'Institut français, les rapporteurs du Sénat ont formulé une critique plus tranchante encore : le contrat leur a été transmis alors que la période qu'il couvre était déjà largement entamée, la baisse de la subvention pour charges de service public de 1,7 million d'euros en 2025 rendait certaines cibles obsolètes avant d'être poursuivies, et le volet performance devrait être renforcé par des indicateurs mesurant les résultats plutôt que les moyens mis en œuvre.
C'est le cœur du sujet. L'appareil français d'influence sait compter ce qu'il dépense et ce qu'il déploie. Il ne sait pas dire ce qu'il obtient.
Ces montants pèsent-ils quelque chose face à Pékin et à Londres ?
La comparaison internationale est le passage obligé de tout débat sur le soft power, et c'est aussi le plus mal outillé. Voici ce qui est vérifiable, et ce qui ne l'est pas.
Le British Council a perçu 162,5 millions de livres sterling de subvention publique de base du Foreign, Commonwealth and Development Office au titre de l'exercice 2024-2025. Ce montant ne recouvre pas le budget total de l'organisme, qui tire une part majoritaire de ses ressources de la vente d'examens et de cours d'anglais : la comparaison avec les crédits français porte donc sur la seule contribution de l'État, pas sur la surface d'action.
Les Instituts Confucius offrent un cas différent. Fin 2023, on en recensait 498, accompagnés de 773 « classes Confucius », dans plus de 160 pays et territoires. Le modèle de financement documenté pour les implantations américaines associait une dotation de démarrage d'environ 150 000 dollars à des coûts de fonctionnement annuels de 100 000 à 200 000 dollars par institut ; une enquête du Sénat américain a chiffré à 138 millions de dollars le financement chinois des Instituts Confucius aux États-Unis sur dix ans. Depuis 2020, le réseau est piloté par une fondation de droit privé, la Chinese International Education Foundation, ce qui a eu pour effet mécanique de soustraire ses comptes au périmètre budgétaire de l'État.
Le chiffre le plus cité — environ 10 milliards de dollars par an de « propagande extérieure » chinoise — provient d'une estimation publiée par le politiste David Shambaugh dans Foreign Affairs en 2015, qui la comparait aux 666 millions de dollars de diplomatie publique américaine de l'exercice 2014. C'est une estimation d'analyste, pas un agrégat comptable : elle n'a jamais été auditée, son périmètre n'est pas public, et elle circule depuis dix ans sans avoir été actualisée par une source de même autorité. Elle mérite d'être citée pour ce qu'elle est — un ordre de grandeur revendiqué — et pas pour ce qu'elle n'est pas.
Que sait-on de l'effet réel du soft power sur les décisions ?
C'est la question qui devrait précéder toutes les autres, et c'est celle sur laquelle la littérature est la plus prudente.
Point de départ : les économistes du Fonds monétaire international Serhan Cevik et Tales Padilha ouvrent leur document de travail d'octobre 2024 par un constat sévère. Les indicateurs de soft power existants sont, écrivent-ils, majoritairement subjectifs, pas toujours transparents, et échouent à rendre compte du caractère multidimensionnel du concept. Leurs sources de données ne sont pas réplicables dans le temps au-delà d'un petit nombre de pays, ce qui interdit de les utiliser dans une analyse empirique systématique des effets du soft power sur les résultats économiques et financiers. Les auteurs construisent donc leur propre indice à six dimensions — et son application démontrée porte sur la volatilité des taux de change, pas sur des décisions politiques.
Les travaux les plus proches d'une mesure d'effet concernent les Instituts Confucius, parce qu'ils fournissent une variation exploitable : une implantation datée, dans un pays donné. Les modèles de gravité appliqués à ces données concluent à une hausse significative des exportations et des investissements directs chinois vers les pays en développement, avec peu d'effet vers les pays développés, et un effet plus marqué sur l'investissement que sur le commerce.
Deux réserves désamorcent l'enthousiasme. La première tient à l'amplitude des estimations publiées : de +6,1 % à +34,4 % de commerce et de +54,7 % à +120,1 % d'investissement direct par institut supplémentaire selon les spécifications. Une fourchette qui va du simple au double sur l'IDE n'est pas un résultat, c'est un intervalle de doute. La seconde tient au mécanisme : des travaux portant sur l'espace germanophone trouvent que l'effet sur les exportations se concentre sur les instituts qui dispensent effectivement des cours de langue. Si l'effet passe par l'apprentissage du chinois, il ne relève pas de l'attraction au sens de Nye mais d'une baisse de coût de transaction — un effet de traduction, pas de séduction.
Reste l'obstacle central, que nul instrument statistique ne franchit ici : l'endogénéité. On n'ouvre pas un institut culturel au hasard. On l'ouvre là où les relations se densifient déjà, souvent en accompagnement d'un flux commercial en cours de constitution. Sans variable instrumentale crédible, un modèle de gravité ne sépare pas l'effet de l'institut sur le commerce de l'effet du commerce sur l'implantation de l'institut.
Et sur le terrain qui intéresse les chancelleries — un vote en assemblée générale, l'attribution d'un contrat d'armement, le choix d'un partenaire d'alliance —, cette enquête n'a identifié aucune étude publiée établissant qu'une variation de score dans un indice de soft power précède ou explique une décision. L'hypothèse est plausible. Elle n'est pas démontrée.
Ce que cette enquête n'a pas pu établir
Six limites, nommées.
Les chiffres budgétaires 2026 sont ceux d'un projet de loi. Ils proviennent des avis du Sénat sur le projet de loi de finances pour 2026, examiné en décembre 2025. Un projet de loi de finances n'est pas une loi de finances initiale : les montants définitifs peuvent différer.
Le budget de l'Institut français n'a pas pu être arrêté à un montant unique. La lecture des documents budgétaires 2026 fait apparaître deux ordres de grandeur selon le périmètre retenu — la subvention pour charges de service public de l'établissement public parisien d'un côté, l'enveloppe consacrée au réseau des instituts français à l'étranger de l'autre. Faute de pouvoir trancher sans le projet annuel de performances complet, cette enquête s'en tient au mouvement documenté : une subvention en baisse d'un million d'euros en 2026, après 1,7 million en 2025.
La comparaison avec le British Council est partielle. Seule la subvention publique de base est comparée. Les ressources commerciales de l'organisme britannique, très supérieures, ne sont pas intégrées, faute d'un périmètre équivalent côté français.
Les dépenses d'influence chinoises ne sont pas vérifiables. Il n'existe pas de document budgétaire public consolidé. Le chiffre de 10 milliards de dollars annuels est une estimation d'analyste datée de 2015, jamais auditée. Le transfert du pilotage des Instituts Confucius à une fondation de droit privé en 2020 a réduit encore la traçabilité.
La méthodologie détaillée du Global Soft Power Index n'est pas librement accessible. Les synthèses publiques indiquent le nombre de répondants, de piliers et d'indicateurs, mais pas les tailles d'échantillon par pays, les dates de terrain ni la formule d'agrégation complète. Le rapport intégral est un produit commercial.
Aucun lien causal n'a pu être établi entre un rang, un score, un budget d'influence d'un côté, et un résultat diplomatique ou commercial de l'autre. Les corrélations existent ; les identifications manquent.
FAQ
Qui a inventé le concept de soft power et en quelle année ?
Joseph Nye, universitaire américain de Harvard, dans son livre Bound to Lead: The Changing Nature of American Power publié en 1990 et dans un article paru la même année dans Foreign Policy. Il le formalise ensuite dans Soft Power: The Means to Success in World Politics en 2004, en distinguant les ressources d'attraction des résultats de comportement. Nye est mort en mai 2025 à 88 ans.
Quel est le rang de la France dans les classements de soft power ?
Sixième mondiale en 2026 selon le Global Soft Power Index de Brand Finance, avec 65,8 points sur 100 et un recul de 2,7 points, son premier depuis 2021. Mais première mondiale en 2019 selon le Soft Power 30 de Portland Communications, arrêté depuis. L'écart s'explique par la méthode : le premier indice est un sondage de perception, le second reposait à 70 % sur des données objectives dont un sous-indice « engagement » où le réseau diplomatique français saturait le barème.
Combien la France consacre-t-elle à sa diplomatie d'influence ?
Le programme 185 « Diplomatie culturelle et d'influence » est doté de 605,9 millions d'euros de crédits de paiement dans le projet de loi de finances pour 2026, en baisse de 7 % par rapport à 2025. S'y ajoutent 303,9 millions d'euros de dotation publique pour France Médias Monde. À titre de comparaison, le British Council a reçu 162,5 millions de livres de subvention publique de base du FCDO en 2024-2025.
Le soft power a-t-il un effet mesurable sur le commerce ou la diplomatie ?
Les études les mieux identifiées portent sur les Instituts Confucius et trouvent une hausse des exportations et des investissements chinois vers les pays en développement, mais avec des estimations dont l'amplitude va du simple au double et sans traitement convaincant de l'endogénéité — les instituts s'implantent là où les relations se densifient déjà. Aucune étude publiée n'établit qu'un score d'indice de soft power explique une décision politique. Les économistes du FMI Cevik et Padilha jugent d'ailleurs les indicateurs existants trop peu transparents pour permettre une analyse empirique systématique.
L'enquête en slides









