Deux discours s'affrontent sur le russe et aucun des deux ne s'embarrasse de chiffres. Le premier dit que la langue est devenue inutile, que le marché a disparu et que s'y engager relève de l'entêtement. Le second répond que la rareté fait la valeur, que le russe ouvre des portes fermées aux autres, et que la géopolitique finira bien par rouvrir Moscou.

Les deux camps parlent d'un marché qu'ils ne mesurent pas. Or ce marché est l'un des mieux documentés qui soient : les Douanes françaises publient chaque année la valeur exacte des échanges, le Journal officiel de l'Union européenne publie la liste exacte des prestations interdites, et le ministère de l'Éducation nationale publie le nombre exact d'élèves qui apprennent le russe en France.

Nous avons repris ces trois séries. Elles ne donnent raison à personne — et elles déplacent la question. La bonne n'est pas « le russe sert-il encore ? », mais « où, à quoi, et pour combien d'heures d'étude ? ».


L'enquête en 30 secondes

Source — Le Journal LSI — voix de synthèse (prévisualisation)

Que disent les Douanes du commerce entre la France et la Russie depuis 2022 ?

La fiche pays publiée en février 2026 par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères reprend la série des Douanes françaises sur cinq ans, hors matériel militaire. Elle est brutale.

Les exportations françaises vers la Russie passent de 6 522,7 millions d'euros en 2021 à 1 894,1 millions en 2025. C'est une perte de 71 % en quatre ans, soit un recul moyen de 27 % par an. Les importations suivent une trajectoire différente et plus instructive : elles montent d'abord à 15 544,2 millions d'euros en 2022 — année de flambée des prix de l'énergie, où la France a payé beaucoup plus cher des volumes déjà en repli — avant de s'effondrer à 3 660,9 millions en 2023 et de se stabiliser autour de 4 094,7 millions en 2025.

Au total, les échanges bilatéraux tombent de 16 644,2 millions d'euros en 2021 à 5 988,8 millions en 2025. La Russie est aujourd'hui le 36<sup>e</sup> partenaire commercial de la France, son 40<sup>e</sup> client et son 33<sup>e</sup> fournisseur. Elle absorbe 0,3 % des exportations françaises dans le monde.

La composition de ce qui reste est plus parlante encore que le volume. Côté français, il ne subsiste que des secteurs non sanctionnés : produits pharmaceutiques (571 millions d'euros, 30 % du total), parfums et cosmétiques (344 millions, 18 %), produits chimiques divers (189 millions), équipements électromédicaux de diagnostic et de traitement (142 millions). Côté russe, les hydrocarbures naturels représentent 3 220 millions d'euros, soit 75 % de ce que la France importe — et il ne s'agit plus de pétrole, absent depuis l'application des sanctions, mais de gaz naturel liquéfié.

Autrement dit, le commerce résiduel entre les deux pays est un commerce de molécules et de médicaments. Il mobilise peu d'interlocuteurs et très peu de négociation commerciale au sens ordinaire.


Exportations françaises vers la Russie, 2021-2025

Source — Douanes françaises, série reprise dans la Fiche pays — Repères économiques : Russie, ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, février 2026. Hors matériel militaire.

Le russe est-il encore enseigné en France, et à combien d'élèves ?

C'est ici que la contradiction documentaire est la plus nette, et il faut la publier telle quelle.

Deux chiffres circulent. Le premier, avancé par l'Association française des russisants et repris par Euronews le 30 janvier 2026, parle d'« à peine 10 000 élèves » apprenant le russe dans le secondaire français, collèges, lycées et classes préparatoires confondus, public et privé. Le second, obtenu du ministère de l'Éducation nationale et publié par Les Surligneurs, donne 7 503 élèves en 2025 contre 10 686 en 2020, soit une chute de 29,8 % en cinq ans.

Les deux sont exacts et ne se contredisent pas : le périmètre diffère. Le chiffre du ministère porte sur le seul second degré public, hors enseignement à distance ; celui de l'AFR agrège le privé sous contrat et les prépas. L'écart d'environ 2 500 élèves est la mesure de ce que l'enseignement public ne couvre plus.

Le corps enseignant, lui, tient encore : 126 professeurs de russe en 2022-2023, 122 à la rentrée 2025. Ce sont les portes d'entrée qui se referment. En 2026, aucun poste n'a été ouvert au CAPES ni à l'agrégation de russe — une première depuis plus d'un demi-siècle, selon l'AFR. Il y en avait sept à neuf par an au début de la guerre en Ukraine, trois en 2024, deux en 2025. Le vivier de candidats suit la même pente : 71 en 2023, 64 en 2024, 52 en 2025.

Le ministère avance une explication de gestion, pas de politique : la baisse continue des effectifs depuis 2020, elle-même liée au recul général des LV3 après la réforme du baccalauréat. L'argument est vérifiable et probablement juste. Sa conséquence l'est aussi : une filière qui ne recrute plus d'enseignants ferme lentement ses classes, et une classe fermée ne se rouvre pas parce que la géopolitique change d'avis.


Le russe dans le second degré public français

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Élèves apprenant le russe en 2020

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Élèves apprenant le russe en 2025, soit 29,8 % de moins en cinq ans

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Enseignants de russe en poste à la rentrée 2025, contre 126 en 2022-2023

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Candidats aux concours de recrutement en russe en 2025, contre 71 en 2023

Source — Ministère de l'Éducation nationale, données communiquées à Les Surligneurs (février 2026) et à Euronews (30 janvier 2026). Champ : second degré public, hors enseignement à distance.

C'est le point que les plaidoyers pour le russe « langue d'affaires » omettent systématiquement, et il n'est pas discutable : il figure au Journal officiel de l'Union européenne.

L'article 5n du règlement (UE) n° 833/2014, introduit par le sixième train de sanctions en juin 2022 puis élargi par le huitième en octobre 2022 et par les paquets suivants, interdit de fournir, directement ou indirectement, au gouvernement russe ou à toute personne morale établie en Russie une liste de prestations qui recouvre l'essentiel des métiers du conseil : comptabilité, audit — y compris l'audit légal —, tenue de livres, conseil fiscal, conseil en gestion et en organisation, relations publiques, conseil juridique, conseil informatique, architecture, ingénierie, urbanisme, essais et analyses techniques, études de marché et sondages, publicité. Les paquets récents y ont ajouté les logiciels de gestion d'entreprise et de conception industrielle, les services de sécurité managés, l'informatique de haute performance et l'accès aux modèles d'intelligence artificielle.

Des dérogations existent — les autorités nationales peuvent autoriser une maison mère européenne à continuer de servir sa filiale russe, à condition que la prestation soit à l'usage exclusif de celle-ci — mais elles sont examinées au cas par cas et ne rétablissent aucun marché.

La portée pratique est simple à énoncer. Un consultant, un avocat, un expert-comptable, un ingénieur ou un développeur français ne peut pas, en 2026, vendre son travail à un client russe, quel que soit son niveau de langue. Le russe ne lui ouvre pas ce marché : le droit européen le ferme. Vingt et un trains de sanctions ont été adoptés depuis le 24 février 2022, le dernier le 23 juillet 2026, et la trajectoire législative va dans un seul sens.

Ce que l'article 5n n'interdit pas mérite d'être dit avec la même précision, sous peine de raconter n'importe quoi. Il ne s'applique ni aux personnes physiques russes, ni aux filiales russes détenues par des sociétés de l'Union sous conditions d'autorisation, ni aux secteurs explicitement exemptés — pharmacie, agroalimentaire, humanitaire. Et il ne s'applique pas du tout hors de Russie. C'est précisément là que la valeur d'usage du russe s'est déplacée.


Ce qui s'est fermé, et quand

Invasion de l'Ukraine

Les premiers trains de sanctions européens sont adoptés dans les jours qui suivent. Les exportations françaises vers la Russie seront divisées par deux dès la fin de l'année.

Source — Journal officiel de l'Union européenne (règlement 833/2014 et actes modificatifs), Douanes françaises via la Fiche pays MEAE de février 2026, ministère de l'Éducation nationale. Dates de publication des actes.

Où le russe reste-t-il une langue de travail en 2026 ?

Le déplacement est mesurable, et c'est le fait le plus contre-intuitif de cette enquête.

En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les cinq pays d'Asie centrale ont atteint 6,48 milliards d'euros, en hausse de 14,5 % sur un an, selon la Direction générale du Trésor dans une note publiée le 13 mai 2026. Comparez avec les 5,99 milliards d'euros d'échanges France-Russie de la même année, mesurés par les Douanes : la France commerce désormais davantage avec l'Asie centrale qu'avec la Russie.

Le Kazakhstan concentre 81,2 % de ce total — une part en recul, puisqu'elle était de 85,4 % en 2024, l'Ouzbékistan montant à 11,2 %. Les exportations françaises vers le Kazakhstan s'élèvent à 1,10 milliard d'euros en 2025, contre 1,89 milliard vers la Russie : un seul pays d'Asie centrale représente déjà près de 60 % du débouché russe, et sans interdiction de service.

Or le russe y est une langue de travail au sens juridique, pas seulement culturel. Au Kazakhstan, le recensement national de 2021 conduit par le Bureau national des statistiques indique que 83,7 % de la population, soit 14 391 085 personnes, déclarent comprendre le russe à l'oral — un taux supérieur à celui déclaré pour le kazakh, à 80,1 %. Au Kirghizstan, le russe est inscrit dans la Constitution comme langue officielle aux côtés du kirghiz, langue d'État. Dans les instances de l'Union économique eurasiatique, qui réunit la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan, l'Arménie et le Kirghizstan, la documentation de travail est russophone.

Une précaution méthodologique s'impose sur le chiffre kazakh, et elle vaut pour tous les recensements linguistiques : il s'agit d'une compétence auto-déclarée, dans un contexte où l'affichage de la maîtrise d'une langue est politiquement chargé. Ce type de données mesure une déclaration, pas une performance. Il indique une disponibilité linguistique, pas un niveau.

La conclusion utile n'en est pas moins solide : les documents, les négociations et les réunions techniques d'une zone où les échanges français progressent de 14,5 % par an se tiennent en partie en russe, et le droit européen n'y interdit rien.

Combien d'heures et combien d'euros faut-il engager pour apprendre le russe ?

Le russe est une langue à déclinaisons — six cas, trois genres, un système aspectuel du verbe sans équivalent en français — et un alphabet différent. Ces caractéristiques ont un coût horaire mesuré.

Le Foreign Service Institute, l'école de langues du département d'État américain, classe le russe parmi les hard languages : environ 44 semaines de formation, soit de l'ordre de 1 100 heures de cours, pour qu'un anglophone atteigne le palier S-3/R-3 de l'échelle de l'Interagency Language Roundtable, c'est-à-dire une compétence professionnelle générale située entre le haut du B2 et le bas du C1.

Deux réserves doivent accompagner ce chiffre plutôt que d'être passées sous silence. D'abord, les pages du département d'État ne sont pas cohérentes entre elles : certaines annoncent 1 100 heures pour cette catégorie, d'autres 1 012 heures pour 44 semaines — l'écart tient au nombre d'heures hebdomadaires retenu dans le calcul, pas à une révision de la difficulté. Ensuite, le barème décrit un anglophone en immersion à temps plein, en petit groupe, avec travail personnel intensif. Il ne se transpose pas mécaniquement à un francophone qui suivrait deux heures par semaine.

Ce qu'il faut en retenir est l'ordre de grandeur, et il est le double de celui d'une langue romane. Là où l'anglais ou l'espagnol se comptent en centaines d'heures pour un francophone, le russe se compte en milliers.

Côté certification, le TORFL — ТРКИ dans son sigle russe — décline six niveaux d'A1 à C2 et se passe sur deux jours, avec cinq épreuves : écrit, grammaire et vocabulaire, lecture, compréhension orale et expression orale. Le Centre de tests linguistiques de l'Université d'État de Saint-Pétersbourg, l'un des organismes habilités, affiche des tarifs allant de 4 200 roubles pour l'A1 en présentiel à 6 900 roubles pour le C2, et de 7 000 à 9 000 roubles en format en ligne. Ces montants sont dérisoires rapportés au coût de la formation elle-même : l'examen ne représente jamais la dépense principale.

Quels arguments en faveur du russe ne résistent pas à la vérification ?

Trois affirmations reviennent constamment. Deux sont fausses, la troisième est invérifiable.

« Le russe est la deuxième langue du web. » C'est faux, et le chiffre est vérifiable en une minute. Le relevé W3Techs du 5 septembre 2026 place le russe au septième rang des langues de contenu des sites web, avec 3,4 %, derrière l'anglais (49,5 %), l'espagnol (6,0 %), l'allemand (5,9 %), le japonais (4,9 %) et le français (4,5 %). L'affirmation reposait sur des relevés antérieurs à 2020, quand le russe était effectivement deuxième ; elle a survécu à sa propre péremption. Il faut d'ailleurs ajouter que la méthodologie de W3Techs est elle-même contestée : l'Observatoire de la diversité linguistique et culturelle sur Internet lui reproche d'ignorer le multilinguisme des sites et de surestimer l'anglais. Les deux critiques vont dans le même sens : ce type d'indicateur mesure des pages, pas des locuteurs.

« La rareté crée mécaniquement de la valeur professionnelle. » L'argument est séduisant et il est indémontrable en l'état. Il faudrait, pour le tenir, une série publique reliant compétence en russe et trajectoire professionnelle en France. Elle n'existe pas. Ce que l'on peut établir, en revanche, tient en une ligne : la demande existe mais elle est étroite et concentrée. La fiche pays du Quai d'Orsay recense encore 375 filiales d'entreprises françaises implantées en Russie, employant 84 805 personnes pour 12 906 millions d'euros de chiffre d'affaires. Ces structures continuent de fonctionner en russe. Mais leur nombre ne dit rien du volume de recrutement, et la série des Douanes reproduite dans la même fiche montre le nombre d'opérateurs français à l'exportation vers la Russie passer de 3 529 à 671 sur la période 2021-2025.

« Le marché rouvrira. » C'est un pari, pas une donnée. Il peut être rationnel — une compétence qui demande 1 100 heures se construit sur un horizon long, où l'état du droit en 2026 n'est qu'un point. Il doit simplement être assumé comme tel, et non habillé en constat.

Ce que cette enquête n'a pas pu établir

Quatre limites, et elles pèsent.

Aucune statistique publique française ne mesure le nombre de postes exigeant le russe, ni les rémunérations associées. Les agrégateurs d'offres d'emploi produisent des ordres de grandeur qui ne sont ni des échantillons ni des séries : ils n'ont pas été retenus ici.

Les effectifs d'étudiants en russe dans l'enseignement supérieur français ne sont pas publiés de façon consolidée par filière. Nous n'avons pu documenter que le second degré et les concours de recrutement.

Le chiffre des 375 filiales françaises en Russie figure dans la fiche pays de février 2026 sous la mention « dernières données disponibles », sans millésime précisé. Il est probablement antérieur à 2025 et doit être lu comme un ordre de grandeur.

Enfin, la série des opérateurs à l'exportation comporte quatre valeurs pour cinq colonnes annuelles dans le document source. Nous en donnons les bornes — 3 529 et 671 sur la période 2021-2025 — sans attribuer chaque valeur à une année précise.

FAQ

Le russe sert-il encore à faire des affaires avec la Russie ?

Très marginalement, et le droit y est pour beaucoup. Les échanges France-Russie sont tombés à 5,99 milliards d'euros en 2025 contre 16,6 milliards en 2021, et l'article 5n du règlement européen 833/2014 interdit de vendre à des entités russes du conseil juridique, comptable, informatique, d'ingénierie ou de gestion. Les secteurs qui subsistent — pharmacie, cosmétiques, gaz naturel liquéfié — mobilisent peu d'interlocuteurs.

Dans quels pays le russe est-il encore une langue de travail ?

Principalement en Asie centrale et dans le Caucase. Au Kazakhstan, 83,7 % de la population déclarait comprendre le russe à l'oral au recensement de 2021 ; au Kirghizstan, il est langue officielle au titre de la Constitution ; il structure la documentation de l'Union économique eurasiatique. Les échanges France-Asie centrale ont atteint 6,48 milliards d'euros en 2025, soit davantage que les échanges France-Russie.

Combien d'heures faut-il pour atteindre un niveau professionnel en russe ?

Le Foreign Service Institute américain retient environ 1 100 heures de cours en immersion pour qu'un anglophone atteigne le palier S-3/R-3, situé entre le haut du B2 et le bas du C1. Certaines pages du département d'État donnent 1 012 heures pour la même durée de 44 semaines, l'écart tenant au nombre d'heures hebdomadaires retenu. Dans les deux cas, l'ordre de grandeur est le double de celui d'une langue romane.

Le russe est-il vraiment la deuxième langue d'Internet ?

Non, plus depuis plusieurs années. Le relevé W3Techs du 5 septembre 2026 le situe au septième rang des langues de contenu des sites web, avec 3,4 %, derrière l'anglais, l'espagnol, l'allemand, le japonais et le français. L'affirmation contraire repose sur des relevés antérieurs à 2020 et n'a pas été mise à jour depuis.


L'enquête en slides

Apprendre le russe en 2026 ? Les Douanes, le Journal officiel européen et l'Éducation nationale répondent mieux que les opinions.
1. Apprendre le russe en 2026 ? Les Douanes, le Journal officiel européen et l'Éducation nationale répondent mieux que les opinions.
Exportations françaises vers la Russie : 6 522,7 millions d'euros en 2021, 1 894,1 millions en 2025. Soit 71 % de moins en quatre ans, selon les Douanes.
2. Exportations françaises vers la Russie : 6 522,7 millions d'euros en 2021, 1 894,1 millions en 2025. Soit 71 % de moins en quatre ans, selon les Douanes.
Les échanges bilatéraux France-Russie tombent de 16,6 à 6,0 milliards d'euros entre 2021 et 2025. La Russie pèse 0,3 % des exportations françaises.
3. Les échanges bilatéraux France-Russie tombent de 16,6 à 6,0 milliards d'euros entre 2021 et 2025. La Russie pèse 0,3 % des exportations françaises.
Ce qui reste : pharmacie, parfums et cosmétiques côté français. Gaz naturel liquéfié pour 75 % des importations côté russe. Peu de négociation, peu d'interlocuteurs.
4. Ce qui reste : pharmacie, parfums et cosmétiques côté français. Gaz naturel liquéfié pour 75 % des importations côté russe. Peu de négociation, peu d'interlocuteurs.
L'article 5n du règlement européen 833/2014 interdit de vendre à la Russie du conseil juridique, comptable, informatique ou d'ingénierie. Le niveau de langue n'y change rien.
5. L'article 5n du règlement européen 833/2014 interdit de vendre à la Russie du conseil juridique, comptable, informatique ou d'ingénierie. Le niveau de langue n'y change rien.
Dans le second degré public français : 10 686 élèves en russe en 2020, 7 503 en 2025. Et zéro poste ouvert au CAPES et à l'agrégation en 2026.
6. Dans le second degré public français : 10 686 élèves en russe en 2020, 7 503 en 2025. Et zéro poste ouvert au CAPES et à l'agrégation en 2026.
Le déplacement réel : la France échange 6,48 milliards d'euros avec l'Asie centrale en 2025, davantage qu'avec la Russie. Le russe y est langue de travail.
7. Le déplacement réel : la France échange 6,48 milliards d'euros avec l'Asie centrale en 2025, davantage qu'avec la Russie. Le russe y est langue de travail.
Au Kazakhstan, 83,7 % de la population déclarait comprendre le russe à l'oral au recensement de 2021. Au Kirghizstan, il est langue officielle constitutionnelle.
8. Au Kazakhstan, 83,7 % de la population déclarait comprendre le russe à l'oral au recensement de 2021. Au Kirghizstan, il est langue officielle constitutionnelle.
Chiffres des Douanes, du Trésor et de l'Éducation nationale, toutes les sources en clair : l'enquête complète sur Le Journal LSI.
9. Chiffres des Douanes, du Trésor et de l'Éducation nationale, toutes les sources en clair : l'enquête complète sur Le Journal LSI.
Source — Le Journal LSI