Le choix du statut juridique se joue presque toujours sur des impressions : la micro serait « simple », la SASU « protectrice », la SARL « rassurante ». Ces adjectifs ne coûtent rien à écrire. Les barèmes, eux, sont publics, datés et arithmétiques.

Cette enquête pose une question volontairement étroite, la seule qui soit vérifiable : à recettes identiques, combien chaque statut prélève-t-il en 2026, et qu'achète-t-on avec ce prélèvement ? La réponse tient en trois nombres, un piège fiscal que les brochures oublient, et une contradiction publiée qu'il faut arbitrer.


L'enquête en 30 secondes

Source — Le Journal LSI — voix de synthèse (prévisualisation)

Que choisissent réellement les créateurs français ?

L'INSEE a publié le 28 janvier 2026 le bilan de l'année précédente. La France a enregistré 1 165 800 créations d'entreprises en 2025, un record, en hausse de 5 % sur un an après une progression de 6 % en 2024.

La répartition est massivement déséquilibrée. 758 600 immatriculations de micro-entrepreneurs, soit 65,1 % du total. 301 300 créations de sociétés, soit 25,8 %. Et seulement 105 900 entreprises individuelles classiques, soit 9,1 % — une catégorie en recul de 4 % qui s'efface lentement du paysage, coincée entre la simplicité de la micro et la souplesse de la société.

À l'intérieur des sociétés, le basculement est achevé. Selon la série de l'INSEE mise à jour le 14 avril 2026, 210 418 SAS et SASU ont été créées en 2025, soit 69,8 % des sociétés nouvelles, contre 72 824 SARL et EURL (24,2 %). La SARL, forme dominante pendant des décennies, est désormais minoritaire d'un facteur trois. Ce n'est pas une mode : c'est la conséquence directe du régime social du dirigeant, sur lequel repose l'essentiel de cette enquête.


Créations d'entreprises en France en 2025, par forme

Source — INSEE, Lejas, J., « Les créations d'entreprises en 2025 » (Insee Première n° 2092, publié le 28 janvier 2026) et série « Créations de sociétés selon la forme juridique », mise à jour du 14 avril 2026 (dispositif SIDE).

Que coûte vraiment chaque statut sur 60 000 € de recettes ?

Voici le calcul, avec ses hypothèses posées d'avance parce qu'elles déterminent le résultat.

Hypothèses. Une activité de prestation de services libérale non réglementée (bénéfices non commerciaux) exercée en France métropolitaine. 60 000 € de recettes hors taxes en 2026. Aucune charge d'exploitation — hypothèse volontairement extrême, qui favorise la micro-entreprise et qu'il faudra corriger plus bas. Dirigeant seul, sans salarié, ne bénéficiant pas de l'ACRE, qui se verse l'intégralité de ce qui est disponible. Taux d'accident du travail et versement mobilité exclus, car ils ne sont connus qu'après notification. Impôt sur le revenu exclu : on s'arrête au revenu disponible avant impôt.

Micro-entreprise (régime micro-social). Le taux applicable aux prestations de services relevant des BNC est de 25,6 % depuis le 1er janvier 2026, au terme d'une hausse programmée par le décret du 30 mai 2024 : 21,1 % avant juillet 2024, puis 23,1 %, puis 24,6 % en 2025. S'y ajoute la contribution à la formation professionnelle de 0,2 % pour les professionnels libéraux. Soit 15 360 € + 120 € = 15 480 €, ou 25,8 % des recettes. Il reste 44 520 €.

EURL à l'impôt sur les sociétés, gérant majoritaire (travailleur non salarié). La réforme d'assiette issue de l'article 18 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024 et du décret n° 2024-688 du 5 juillet 2024 s'applique à partir d'avril 2026 : l'assiette sociale unique est le revenu professionnel brut diminué d'un abattement forfaitaire de 26 %. Sur 60 000 €, l'assiette ressort donc à 44 400 €. En appliquant les taux publiés par l'URSSAF au 27 février 2026 — retraite de base 17,87 %, retraite complémentaire 8,10 %, invalidité-décès 1,30 %, indemnités journalières 0,50 %, CSG-CRDS 9,70 %, maladie-maternité à taux progressif entre 4 % et 6,50 % dans cette tranche de revenu, allocations familiales nulles en dessous de 52 866 € — on obtient environ 19 300 € de cotisations, contribution à la formation comprise. Il reste environ 40 700 €.

SASU, président assimilé salarié. Les taux publiés par l'URSSAF au 1er janvier 2026 et par l'Agirc-Arrco (circulaire 2025-16 du 30 octobre 2025) donnent, pour une entreprise de moins de onze salariés et un mandataire social non affilié à l'assurance chômage, environ 28,8 % de charges patronales et 20,9 % de charges salariales. Une enveloppe de 60 000 € finance donc un salaire brut d'environ 46 600 €, dont il reste environ 36 900 € net avant impôt — soit près de 23 100 € de cotisations.


60 000 € de recettes en 2026 : ce qu'il reste au dirigeant, par statut

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Micro-entreprise : revenu disponible avant impôt, après 15 480 € de cotisations et de contribution formation

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EURL à l'IS, gérant majoritaire : revenu net avant impôt, après environ 19 300 € de cotisations

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SASU, président assimilé salarié : net avant impôt, après environ 23 100 € de cotisations salariales et patronales

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Écart entre le statut le moins prélevé et le plus prélevé, à recettes strictement identiques

Source — Calcul du Journal LSI à partir des barèmes publics 2026 : URSSAF, « Taux de cotisations - Artisan, commerçant et profession libérale non réglementée » (mis à jour le 27 février 2026), URSSAF, « Taux de cotisations - Secteur privé » (mis à jour le 1er janvier 2026), Agirc-Arrco, « Cotisations au régime Agirc-Arrco en 2026 » (circulaire 2025-16 du 30 octobre 2025), Bpifrance Création, « Régime micro-social » (taux 2026). Hypothèses : activité BNC, métropole, aucune charge d'exploitation, pas d'ACRE, hors accident du travail, hors impôt sur le revenu.

L'ordre est net et il tient sur toute la plage de revenus usuelle : la micro prélève le moins, l'assimilé salarié le plus, le travailleur non salarié se situe entre les deux. Ce classement est aussi, exactement, l'inverse du classement des droits acquis. Aucun des trois statuts n'est bon marché par accident.

Pourquoi le plafond de la micro n'est-il pas celui qu'on affiche ?

C'est le piège le plus coûteux du régime, et il ne figure presque jamais dans les comparatifs.

La loi de finances pour 2026 a revalorisé les seuils du régime micro-fiscal de 7,6 % pour la période triennale 2026-2028. Le site de l'URSSAF pour les auto-entrepreneurs, mis à jour le 20 février 2026, les fixe à 203 100 € pour la vente de marchandises et 83 600 € pour les prestations de services, contre 188 700 € et 77 700 € auparavant.

Mais les seuils de la franchise en base de TVA n'ont pas bougé. La fiche vérifiée le 1er janvier 2026 par la Direction de l'information légale et administrative les maintient à 37 500 € de recettes de services l'année précédente, avec un seuil majoré de tolérance à 41 250 € en cours d'année. Le seuil unique de 25 000 € voté dans la loi de finances pour 2025, suspendu en février 2025, a été définitivement abandonné.

La conséquence est brutale. Un prestataire de services en micro-entreprise dispose d'un plafond social et fiscal de 83 600 €, mais son plafond économique réel se situe à 37 500 €. Au-delà, il facture la TVA, sans pouvoir déduire grand-chose puisqu'il n'a pas d'achats significatifs. Face à une clientèle de particuliers, cela signifie 20 % de prix en plus ou 20 % de marge en moins. Le calcul du chapitre précédent, posé à 60 000 €, ignore volontairement cet effet : il n'existe pas de statistique publique de la part du chiffre d'affaires perdue à ce passage.

L'autre pari du régime porte sur les abattements. Le régime micro-fiscal ne déduit pas les charges réelles mais un forfait : 71 % pour la vente, 50 % pour les prestations de services BIC, 34 % pour les BNC (articles 50-0 et 102 ter du code général des impôts). Un consultant sans frais gagne à ce forfait. Un artisan dont les achats représentent 45 % du chiffre d'affaires paie de l'impôt sur un bénéfice qu'il n'a pas réalisé.


Cotisations sociales dues pour 10 000 € de chiffre d'affaires en micro-entreprise (2026)

Source — Bpifrance Création, « Régime micro-social », taux du régime micro-social applicables en 2026 ; URSSAF, « Évolution des taux de cotisations sociales des auto-entrepreneurs », mise à jour du 30 janvier 2026 (décret du 30 mai 2024). Hors contribution à la formation professionnelle (0,1 % à 0,3 % du chiffre d'affaires selon l'activité).

Le président de SASU paie-t-il vraiment 80 % de charges ?

Deux chiffres circulent dans la littérature professionnelle, et ils ne sont pas compatibles. Les uns écrivent que les cotisations d'un président de SASU représentent environ 80 % du salaire net versé, les autres qu'elles pèsent entre 62 % et 67 % du net. L'écart, treize à dix-huit points, n'est pas un détail : sur 40 000 € de net annuel, il vaut plus de 6 000 € par an.

Le calcul mené plus haut à partir des barèmes officiels donne 62,8 % du net, soit la fourchette basse. L'écart avec la fourchette haute s'explique par trois postes.

L'assurance chômage. La contribution patronale de 4 % et la cotisation AGS de 0,25 % figurent au barème URSSAF du secteur privé, mais un président de SASU dépourvu de contrat de travail n'y est pas affilié : il ne les paie pas, et il n'ouvre aucun droit. Les comparateurs qui les intègrent surestiment le coût de 4,25 points de brut.

Le taux d'accident du travail. Il est notifié entreprise par entreprise par la Carsat. Il n'existe donc pas de coût total exact avant la notification. Un point de plus déplace le ratio de 62,8 % à environ 64 %.

Le seuil des taux réduits. L'assurance maladie patronale passe de 7 % à 13 % au-delà de 2,5 SMIC, et les allocations familiales de 3,45 % à 5,25 % au-delà de 3,5 SMIC. Avec un SMIC mensuel brut porté à 1 867,02 € au 1er juin 2026, ces bascules interviennent respectivement autour de 56 000 € et 78 400 € de rémunération annuelle. Un président qui se verse 80 000 € ne subit pas la même arithmétique qu'un président qui s'en verse 40 000 : le taux effectif monte avec le salaire, ce que les taux uniques publiés dissimulent.

Que coûte la structure elle-même, avant la première cotisation ?

Ce coût-là est fixe, connu d'avance, et il départage franchement les statuts.

La micro-entreprise ne coûte rien à créer. La déclaration au guichet unique est gratuite, sans statuts, sans capital, sans annonce légale et sans frais de greffe.

Une société se paie. L'arrêté du 19 novembre 2025, publié au Journal officiel du 28 décembre 2025, fixe les tarifs forfaitaires 2026 des annonces légales de constitution : 142 € HT pour une SASU, 199 € HT pour une SAS, 124 € HT pour une EURL, 148 € HT pour une SARL en France métropolitaine. S'y ajoutent les frais de greffe d'immatriculation au registre du commerce, 37,45 € TTC, et la déclaration des bénéficiaires effectifs, 21,41 € TTC. Le ticket d'entrée d'une SASU s'établit donc autour de 200 € en réalisant les formalités soi-même, plusieurs centaines d'euros de plus en passant par une plateforme ou un cabinet.

Le poste récurrent, lui, est mal documenté. Les honoraires des experts-comptables sont libres et aucune administration ne publie de statistique du coût comptable moyen d'une TPE. Un relevé de prix publics réalisé en août 2026 sur vingt-sept cabinets en ligne établit un prix d'entrée médian de 59 € HT par mois et un prix moyen de 60 € HT, avec un écart de 1 à 6,6 entre l'offre la moins chère et la plus chère, et 15 % des cabinets qui ne publient pas leurs tarifs. La même étude situe le coût d'une SASU ou d'une EURL sans salarié entre 79 et 120 € HT par mois en ligne, et entre 150 et 250 € en cabinet traditionnel, contre 20 à 50 € et 40 à 90 € pour un micro-entrepreneur.

Ces fourchettes divergent d'un éditeur à l'autre : d'autres publications professionnelles annoncent 500 à 3 000 € HT par an pour une SASU, d'autres encore 2 000 à 5 000 € pour une SARL. La divergence n'est pas une erreur, c'est un défaut de périmètre : le même mot recouvre une simple liasse fiscale annuelle ou une mission complète avec paie, TVA mensuelle et conseil. Aucune de ces sources n'est une statistique publique, et il faut les lire comme des relevés commerciaux.

Qu'achètent réellement ces cotisations, et que n'achètent-elles pas ?

L'écart de 7 620 € du premier calcul n'est pas une économie : c'est un arbitrage entre trésorerie immédiate et droits différés.

La retraite. Le président de SASU cotise à l'Agirc-Arrco au taux de 7,87 % sur la tranche 1, majoré de la contribution d'équilibre général de 2,15 % : il accumule des points de retraite complémentaire de salarié. Le gérant majoritaire relève du régime complémentaire des indépendants, à 8,10 % sur une assiette réduite de 26 %. Le micro-entrepreneur ne valide de trimestres qu'au-delà de seuils de chiffre d'affaires — un libéral affilié à la Cipav valide deux trimestres à partir de 5 584 € de recettes en 2026.

Les indemnités journalières. Le régime des indépendants exige en principe une année d'affiliation et un revenu annuel minimum de 4 582 € en 2026 pour ouvrir droit aux indemnités journalières. Le président assimilé salarié relève du régime général.

Les dividendes séparent radicalement les deux sociétés. En SASU, les dividendes versés au président ne supportent aucune cotisation sociale et relèvent du prélèvement forfaitaire unique. En EURL et en SARL, l'article L. 131-6 du code de la sécurité sociale réintègre dans l'assiette des cotisations la part des dividendes excédant 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes portées en compte courant d'associé. C'est cette règle, bien plus que la souplesse statutaire, qui explique le score de 210 418 SAS contre 72 824 SARL en 2025.

Le revers est rarement dit. Un président de SASU qui ne se verse que des dividendes ne cotise à rien, ne valide aucun trimestre et n'ouvre aucun droit à indemnités journalières. L'optimisation sociale et l'absence de protection sont ici le même geste.

Aucun des trois statuts n'ouvre droit à l'assurance chômage. Le seul filet est l'allocation des travailleurs indépendants, fixée à 26,30 € par jour pendant 182 jours au maximum, sous conditions cumulatives strictes : deux ans d'activité continue, au moins 10 000 € de revenus sur l'une des deux dernières années, ressources personnelles inférieures au RSA et cessation involontaire.

Il reste enfin l'impôt sur les sociétés, dû par la SASU et par l'EURL qui a opté : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà, le taux réduit étant réservé aux sociétés dont le chiffre d'affaires n'excède pas 10 millions d'euros et dont le capital, entièrement libéré, est détenu à 75 % au moins par des personnes physiques.

Ce que cette enquête n'a pas pu établir

Le calcul comparatif repose sur une hypothèse fausse pour la plupart des activités : l'absence totale de charges d'exploitation. Dès que des achats, un local ou du matériel entrent en jeu, la micro-entreprise perd son avantage, puisqu'elle cotise sur le chiffre d'affaires brut et non sur le bénéfice. Le seuil de bascule dépend du taux de charges réel de chaque activité, et aucune donnée publique ne le fournit par secteur.

Le taux d'accident du travail notifié par la Carsat et le versement mobilité, qui dépendent de l'activité et du territoire, n'ont pas pu être intégrés. Ils majorent le coût de la SASU dans une proportion que seule la notification permet de connaître.

Le coût comptable annuel n'est couvert par aucune statistique publique. Les fourchettes citées proviennent de relevés commerciaux datés, dont le périmètre de mission varie d'un éditeur à l'autre.

Enfin, cette enquête ne mesure que des prélèvements et des tarifs. Elle ne dit rien de la responsabilité patrimoniale, de la crédibilité auprès d'un banquier ou de la capacité à accueillir un investisseur — trois critères souvent décisifs, et qui ne se chiffrent pas.

FAQ

Quel statut prélève le moins de cotisations en 2026 ?

Sur des recettes de 60 000 € en prestations de services sans charges d'exploitation, la micro-entreprise prélève 15 480 € (25,8 % des recettes), l'EURL avec gérant majoritaire environ 19 300 €, la SASU environ 23 100 €. L'ordre s'inverse dès que les charges réelles deviennent significatives, puisque la micro cotise sur le chiffre d'affaires brut.

Quel est le plafond de la micro-entreprise en 2026 ?

203 100 € pour la vente de marchandises et 83 600 € pour les prestations de services, seuils revalorisés de 7,6 % pour la période 2026-2028. Mais la franchise en base de TVA s'arrête à 37 500 € de recettes de services (41 250 € en seuil majoré) : c'est ce plafond-là, resté inchangé, qui contraint réellement l'activité.

Un président de SASU paie-t-il 80 % de charges sociales ?

Non, pas au sens du coût réel : le calcul à partir des barèmes URSSAF et Agirc-Arrco 2026 donne environ 63 % du salaire net pour un dirigeant rémunéré en dessous de 2,5 SMIC. Le chiffre de 80 % intègre généralement l'assurance chômage et l'AGS, que le mandataire social ne paie pas et dont il ne bénéficie pas.

Pourquoi la SAS a-t-elle supplanté la SARL ?

En 2025, 210 418 SAS et SASU ont été créées contre 72 824 SARL et EURL. La raison principale est fiscale et sociale : les dividendes du président de SAS échappent aux cotisations, alors que ceux du gérant majoritaire de SARL y sont soumis au-delà de 10 % du capital social, des primes d'émission et du compte courant d'associé.


L'enquête en slides

Micro, EURL ou SASU : sur 60 000 € de recettes identiques, l'écart de prélèvement atteint 7 620 € par an.
1. Micro, EURL ou SASU : sur 60 000 € de recettes identiques, l'écart de prélèvement atteint 7 620 € par an.
En 2025, la France a enregistré 1 165 800 créations d'entreprises, un record. 65,1 % sont des immatriculations de micro-entrepreneurs (INSEE, janvier 2026).
2. En 2025, la France a enregistré 1 165 800 créations d'entreprises, un record. 65,1 % sont des immatriculations de micro-entrepreneurs (INSEE, janvier 2026).
210 418 SAS et SASU créées en 2025, contre 72 824 SARL et EURL. La SAS représente désormais 69,8 % des sociétés nouvelles.
3. 210 418 SAS et SASU créées en 2025, contre 72 824 SARL et EURL. La SAS représente désormais 69,8 % des sociétés nouvelles.
Micro-entreprise en BNC : 25,6 % de cotisations depuis le 1er janvier 2026, contre 21,1 % avant juillet 2024. Sur 60 000 €, cela fait 15 480 €.
4. Micro-entreprise en BNC : 25,6 % de cotisations depuis le 1er janvier 2026, contre 21,1 % avant juillet 2024. Sur 60 000 €, cela fait 15 480 €.
Même activité en SASU : environ 23 100 € de cotisations pour la même enveloppe. Il reste 36 900 € net avant impôt au président.
5. Même activité en SASU : environ 23 100 € de cotisations pour la même enveloppe. Il reste 36 900 € net avant impôt au président.
Le plafond micro grimpe à 83 600 € en services, mais la franchise de TVA s'arrête toujours à 37 500 €. C'est ce seuil-là qui contraint.
6. Le plafond micro grimpe à 83 600 € en services, mais la franchise de TVA s'arrête toujours à 37 500 €. C'est ce seuil-là qui contraint.
Créer une SASU coûte 142 € HT d'annonce légale, 37,45 € de greffe et 21,41 € de bénéficiaires effectifs. Créer une micro-entreprise coûte zéro euro.
7. Créer une SASU coûte 142 € HT d'annonce légale, 37,45 € de greffe et 21,41 € de bénéficiaires effectifs. Créer une micro-entreprise coûte zéro euro.
Aucun de ces trois statuts n'ouvre droit au chômage. Le seul filet est l'ATI : 26,30 € par jour, 182 jours maximum, sous conditions strictes.
8. Aucun de ces trois statuts n'ouvre droit au chômage. Le seul filet est l'ATI : 26,30 € par jour, 182 jours maximum, sous conditions strictes.
Le calcul complet, les barèmes URSSAF 2026 et les sources publiques : l'enquête intégrale est à lire sur Le Journal LSI.
9. Le calcul complet, les barèmes URSSAF 2026 et les sources publiques : l'enquête intégrale est à lire sur Le Journal LSI.
Source — Le Journal LSI