Chaque mois de janvier, l'écosystème publie son chiffre. « Les start-up françaises ont levé sept milliards d'euros. » La phrase circule en une, puis en slide de pitch, puis en argument de conférence. Elle est exacte. Elle est aussi, prise seule, à peu près inutile pour qui cherche ses premiers 80 000 euros.

Deux données suffisent à situer le problème. L'INSEE a recensé 1 165 800 créations d'entreprises en France en 2025, un record. La même année, les baromètres de place ont recensé entre 486 et 618 opérations de capital-risque. Le rapport entre les deux nombres est de l'ordre de un pour deux mille.

Cette enquête reprend chaque canal — capital-risque, business angels, dispositifs Bpifrance, prêts d'honneur, financement participatif — avec ses montants publiés, ses conditions écrites, ses délais constatés et ses angles morts.


L'enquête en 30 secondes

Source — Le Journal LSI — voix de synthèse (prévisualisation)

Combien d'argent d'amorçage circule réellement en France ?

Le chiffre global d'abord, parce qu'il est le plus cité et le plus trompeur.

Le baromètre EY du capital-risque publié le 13 janvier 2026 recense 7,4 milliards d'euros levés en 2025 par les start-up françaises, sur 618 opérations, soit un recul de 5 % en valeur et de 15 % en volume par rapport à 2024. Un seul tour pèse 1,7 milliard dans ce total : la série B de Mistral AI. Retirée du calcul, la collecte de l'ensemble des autres sociétés françaises tombe sous les 5,7 milliards.

En face, l'argent public. Bpifrance a publié son bilan d'activité 2025 le 17 février 2026 : 3,4 milliards d'euros de financement de l'innovation auprès de 5 000 entreprises, contre 5,2 milliards en 2024 — un repli d'un tiers, lié au reflux du programme France 2030. L'activité de capital innovation, celle qui prend des parts au capital, représente 559 millions d'euros investis dans 155 entreprises, en baisse de 2 %.

Les réseaux de prêts d'honneur, eux, financent en volume ce que les fonds financent en valeur. Initiative France annonce pour 2025 20 299 projets accompagnés par 202 plateformes locales, 179 millions d'euros de prêts d'honneur Initiative et 120 millions de prêts d'honneur Bpifrance, adossés à 2,4 milliards de prêts bancaires. Réseau Entreprendre accompagne de son côté 1 700 lauréats en 2025, avec un prêt d'honneur moyen de 29 000 euros.


Financement des jeunes entreprises françaises : montants annuels par canal (en millions d'euros)

Source — EY, Baromètre du capital-risque en France, résultats annuels 2025 (13 janvier 2026) ; Bpifrance, Bilan d'activité 2025 (17 février 2026) ; Forvis Mazars et France FinTech, Baromètre du crowdfunding en France 2025 (12 mars 2026) ; Initiative France, résultats 2025 ; France Angels, Bilan 2024 de l'activité des business angels (avril 2025). Exercices différents selon les sources, indiqués en note.

La lecture de ce tableau est contre-intuitive. Le canal qui touche le plus grand nombre d'entrepreneurs — le prêt d'honneur, 20 299 projets — est celui qui déploie le moins d'argent par tête. Le canal qui affiche les milliards concerne quelques centaines de sociétés par an.

Pourquoi deux baromètres donnent-ils deux chiffres pour la même année ?

Parce qu'ils ne comptent pas la même chose, et qu'aucun des deux n'a de mandat public.

Le baromètre EY publie 7,4 milliards d'euros et 618 opérations pour 2025. Le bilan annuel d'Eldorado, publié le 7 janvier 2026, publie 7,15 milliards d'euros et 486 opérations pour la même année — 132 opérations d'écart, soit 27 % de la base la plus basse. Eldorado enregistre par ailleurs un recul de 26,1 % du nombre d'opérations quand EY en mesure un de 15 %.

L'écart tient au périmètre. EY intègre le growth equity, c'est-à-dire les tours tardifs de sociétés déjà matures, qu'il isole d'ailleurs comme le segment en recul de 24 % sur l'année. Eldorado recense les opérations annoncées publiquement par des start-up françaises, avec ses propres seuils et sa propre date d'arrêté. Aucun des deux ne prétend à l'exhaustivité : un tour bouclé sans communiqué n'apparaît nulle part.

La même mécanique frappe les business angels. France Angels annonce en avril 2025 une hausse « de plus de 33 % » des investissements de 2024 par rapport à 2023. Le montant 2024 est stable d'une reprise à l'autre — 98,6 millions d'euros. La base 2023, elle, apparaît à 73,7 millions d'euros dans une reprise de presse et à 50,1 millions d'euros dans une autre, pour un nombre identique de 441 start-up financées. Selon la base retenue, la croissance annoncée est de 33 % ou de 97 %.

La conséquence pratique. Un chiffre d'écosystème n'est pas une statistique publique. L'INSEE, la Banque de France ou l'URSSAF publient une méthodologie, un champ et des révisions. Les baromètres de place publient un résultat. Ils restent la meilleure source disponible sur ce marché, mais ils se citent avec le nom du producteur et la date, jamais comme « le chiffre du marché ».

Que financent vraiment les business angels français ?

France Angels, fédération de la cinquantaine de réseaux français, publie son bilan annuel. Celui de 2024, diffusé en avril 2025, donne 98,6 millions d'euros investis dans 445 start-up par environ 5 500 business angels. Le montant moyen par société financée ressort ainsi à 222 000 euros — pour un investisseur individuel, un ticket usuellement compris entre 20 000 et 100 000 euros.

Le détail est plus instructif que le total. Quarante-quatre pour cent des montants investis en 2024 sont des refinancements, c'est-à-dire des remises au pot dans des sociétés déjà en portefeuille : 25 millions d'euros, contre 21 millions en 2023. L'argent frais destiné à des sociétés nouvelles est donc nettement inférieur au montant affiché.

Un second chiffrage circule, et il est cinq fois plus élevé. Le classement des business angels publié le 27 mars 2025 par Angelsquare avec le magazine Challenges analyse 1 400 investissements pour 478 millions d'euros. Le périmètre n'est pas comparable : il couvre dix-huit mois, du 1er juillet 2023 au 31 décembre 2024, et recense les investissements réalisés à titre personnel par des business angels français déclarants, membres d'un réseau ou non. France Angels mesure l'activité de ses réseaux ; Angelsquare mesure des individus. Les deux chiffres coexistent sans se contredire — à condition de ne jamais les additionner ni les substituer l'un à l'autre.

Reste la contrepartie, et là deux sources publiques divergent frontalement. Bpifrance Création écrit que les business angels « restent minoritaires au capital de l'entreprise, part du capital inférieure à 20 % en moyenne ». La CCI Paris Île-de-France, dans sa fiche pratique mise à jour le 25 juin 2026, indique « aux alentours de 25 à 30 % de participation ». Aucune des deux institutions ne publie la source de son estimation. Il n'existe pas, à ce jour, de statistique publique française sur la dilution médiane en amorçage.


Le tri, en chiffres : combien de projets passent réellement

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Créations d'entreprises enregistrées en France en 2025, niveau record selon l'INSEE

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Opérations de capital-risque recensées par EY sur l'ensemble de l'année 2025

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Start-up financées en 2024 par les business angels du réseau France Angels

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Lauréats du concours i-Lab sur 24 643 candidatures déposées en vingt-six éditions, soit 16 % de sélection

Source — INSEE, Insee Première n° 2092, « Les créations d'entreprises en 2025 », J. Lejas, 28 janvier 2026 ; EY, Baromètre du capital-risque en France, résultats annuels 2025, 13 janvier 2026 ; France Angels, Bilan 2024 de l'activité des business angels, avril 2025 ; Bpifrance, communiqué de lancement de la 27e édition du concours i-Lab, 12 février 2025.

Que couvrent les dispositifs Bpifrance, et à quelles conditions écrites ?

Les conditions sont publiques, chiffrées et rarement lues. Elles méritent de l'être, parce qu'elles déterminent l'ordre dans lequel un financement est atteignable.

La Bourse French Tech est une subvention. Son plafond est passé de 30 000 à 50 000 euros au début de l'année 2025. La variante Émergence, réservée aux projets deeptech portés par de petites entreprises immatriculées en France depuis moins d'un an, monte à 90 000 euros. L'aide couvre au maximum la moitié des dépenses éligibles, jusqu'à 70 % selon la catégorie d'entreprise, et se verse en deux tranches — une à la signature, le solde à l'achèvement. Une clause pèse lourd en pratique : aucune dépense engagée avant la date de dépôt du dossier n'est retenue. Un fondateur qui a déjà payé son prototype ne récupérera rien.

Le prêt d'amorçage Invest EU finance la préparation d'une levée. Montant : 50 000 à 100 000 euros, jusqu'à 300 000 euros avec garantie régionale. Durée de huit ans dont trois de différé d'amortissement. Ni garantie sur les actifs, ni caution personnelle du dirigeant. En revanche, les frais de dossier s'élèvent à 0,40 % du montant accordé et une retenue de garantie de 5 % du prêt est prélevée au décaissement : sur 100 000 euros accordés, 95 000 arrivent sur le compte. Condition d'entrée : être une PME innovante de moins de cinq ans ayant déjà bénéficié d'une aide à l'innovation.

Le prêt d'amorçage investissement Invest EU accompagne une levée déjà bouclée. Montant : 100 000 euros à 1 million, 2 millions sur dérogation, dans la double limite de la moitié de la levée réalisée et de la situation nette après levée. Bénéficiaires : PME innovantes de moins de huit ans ayant levé au minimum 200 000 euros auprès d'investisseurs professionnels.

La conclusion est structurelle. Les deux prêts d'amorçage supposent qu'une étape a déjà été franchie : une aide à l'innovation obtenue pour le premier, une levée d'au moins 200 000 euros pour le second. L'argent public non dilutif n'est pas un point d'entrée dans le financement, c'est un multiplicateur d'un financement déjà obtenu. Pour qui n'a rien, la porte réellement ouverte reste le prêt d'honneur — 3 000 à 50 000 euros chez Initiative France, pour un montant moyen de 10 000 euros à taux zéro, sans garantie ni caution.

Sur la sélectivité, une seule série publique et longue existe : le concours d'innovation i-Lab, opéré par Bpifrance pour le compte de l'État, a reçu 24 643 candidatures et distingué 3 861 lauréats en vingt-six éditions, soit un taux de sélection cumulé de 16 %. Bpifrance ne publie pas d'équivalent pour la Bourse French Tech ni pour ses prêts d'amorçage.

Le crowdfunding est-il vraiment un financement d'amorçage ?

Le baromètre de référence, publié le 12 mars 2026 par Forvis Mazars et France FinTech pour la septième année consécutive, donne 1,763 milliard d'euros collectés en 2025, en hausse de 1,8 % après deux années de baisse. Le cumul depuis 2015 approche 13 milliards d'euros.

La ventilation renverse la lecture. Le prêt représente 1 414,8 millions d'euros, le don 178 millions, et l'investissement en capital 170 millions — moins de 10 % de la collecte. À l'intérieur du prêt, l'immobilier pèse 845 millions, soit 47,9 % de la collecte totale, pour 1 004 projets, et les énergies renouvelables 358 millions pour 407 projets. Le prêt rémunéré progresse fortement, de 294,3 millions en 2024 à 398,7 millions en 2025, porté par le crowdfactoring — l'affacturage participatif, qui finance des factures émises, pas des créations d'entreprise.

Autrement dit : le financement participatif français est très majoritairement un marché de dette immobilière et d'infrastructure énergétique. Le nombre total de projets financés recule d'ailleurs de 19,1 %, à 132 369.

Pour un entrepreneur, le crowdfunding en capital reste un outil de preuve de marché autant que de financement. Il ouvre droit, côté investisseur particulier, à la réduction d'impôt IR-PME : 18 % des versements pour une PME de droit commun, 25 % pour une entreprise solidaire d'utilité sociale, 30 % pour une jeune entreprise innovante, 40 % pour une jeune entreprise innovante à impact et 50 % pour une jeune entreprise innovante de rupture, dans la limite de 50 000 euros de versements annuels pour une personne seule et 100 000 euros pour un couple, avec conservation des titres pendant cinq ans.

Combien de temps et combien de capital une levée coûte-t-elle vraiment ?

C'est la partie que les baromètres ne chiffrent pas, et c'est celle qui décide.

Bpifrance Création publie un calendrier indicatif du parcours auprès de business angels : environ trois mois pour préparer le dossier, cinq à neuf mois entre le premier contact et la lettre d'intention, un mois supplémentaire pour finaliser et virer les fonds. Soit neuf à treize mois entre la décision de lever et l'arrivée de l'argent. La même source situe la sortie de l'investisseur à trois à cinq ans ; la CCI Paris Île-de-France évoque un accompagnement de cinq à sept ans.

À ces délais s'ajoutent des coûts directs, tous documentés : 0,40 % de frais de dossier sur les prêts Bpifrance avec un plancher de 500 euros, 5 % de retenue de garantie prélevés au décaissement, et les honoraires juridiques du pacte d'associés, qui ne font l'objet d'aucune publication officielle. S'y ajoute un coût invisible et massif : neuf à treize mois pendant lesquels un dirigeant consacre une part substantielle de son temps à la levée plutôt qu'à son marché.

Sur la dilution, aucune statistique publique française n'existe. Les deux références institutionnelles disponibles — moins de 20 % pour Bpifrance Création, 25 à 30 % pour la CCI Paris Île-de-France — encadrent un ordre de grandeur sans le mesurer. Ce qui est arithmétiquement certain, en revanche, est l'effet cumulatif : trois tours successifs à 20 % de dilution laissent 51,2 % du capital initial, et non 40 %.

Enfin, la comparaison européenne remet l'échelle en place. En 2025, le Royaume-Uni a capté 20 milliards d'euros de capital-risque sur 1 290 opérations, en hausse de 40 %, contre 7,4 milliards et 618 opérations en France et 7,2 milliards en Allemagne. La concentration française est également géographique : 74 % des investissements se font en Île-de-France.

Ce que cette enquête n'a pas pu établir

Plusieurs zones restent noires, et il vaut mieux les nommer que les combler.

Aucun taux de sélection national n'est publié pour les réseaux de business angels, pour la Bourse French Tech ni pour les prêts d'amorçage Bpifrance. Le seul taux solide de cette enquête, les 16 % du concours i-Lab, porte sur un dispositif deeptech très spécifique et sur un cumul de vingt-six éditions.

Les baromètres ne recensent que les opérations annoncées. Un tour d'amorçage bouclé discrètement, un apport familial, un prêt bancaire garanti par Bpifrance n'entrent dans aucun de ces totaux. L'écart de 132 opérations entre EY et Eldorado sur la même année donne l'ordre de grandeur de l'incertitude.

La dilution médiane en amorçage n'est mesurée par personne en France. Les fourchettes citées par Bpifrance Création et par la CCI Paris Île-de-France se contredisent et ne s'appuient sur aucune enquête publiée.

Les taux de pérennité affichés par les réseaux de prêts d'honneur — plus de 90 % à trois ans chez Initiative France, 91 % à cinq ans chez Réseau Entreprendre — sont déclarés par les réseaux eux-mêmes et portent sur des projets qu'ils ont sélectionnés. Ils mesurent une population triée, pas l'effet du dispositif. Aucune évaluation contrefactuelle publique ne permet de dire ce que ces mêmes projets seraient devenus sans prêt d'honneur.

Enfin, rien de ce qui précède ne prédit une issue individuelle. Les montants, les taux et les délais décrivent des fréquences observées sur des populations. Ils ne disent rien de la probabilité qu'un projet donné trouve son financement.


Le calendrier réel d'un tour d'amorçage auprès de business angels

Préparation du dossier

Business plan, prévisionnel et documentation juridique. Bpifrance Création estime cette phase à environ trois mois avant tout contact investisseur.

Source — Bpifrance Création, fiche « Les business angels », encyclopédie de la création d'entreprise, mise à jour novembre 2024 ; CCI Paris Île-de-France, fiche pratique « Financement par les business angels : les étapes du processus de sélection », mise à jour 25 juin 2026.

FAQ

Combien les start-up françaises ont-elles levé en 2025 ?

Deux chiffres coexistent pour la même année : 7,4 milliards d'euros sur 618 opérations selon le baromètre EY publié le 13 janvier 2026, et 7,15 milliards sur 486 opérations selon le bilan Eldorado du 7 janvier 2026. L'écart tient au périmètre retenu, notamment à l'inclusion ou non du growth equity. Une seule opération, la série B de Mistral AI, pèse 1,7 milliard dans le total EY.

Quel montant un business angel investit-il dans une start-up française ?

Les business angels du réseau France Angels ont investi 98,6 millions d'euros dans 445 start-up en 2024, soit 222 000 euros en moyenne par société, apportés collectivement. Le ticket individuel se situe usuellement entre 20 000 et 100 000 euros. Quarante-quatre pour cent des montants investis cette année-là sont allés à des sociétés déjà présentes en portefeuille.

Quelles sont les conditions du prêt d'amorçage Bpifrance ?

Le prêt d'amorçage Invest EU va de 50 000 à 100 000 euros, jusqu'à 300 000 euros avec garantie régionale, sur huit ans dont trois de différé, et s'adresse aux PME innovantes de moins de cinq ans ayant déjà obtenu une aide à l'innovation. Le prêt d'amorçage investissement Invest EU va de 100 000 euros à 1 million pour les PME de moins de huit ans ayant levé au moins 200 000 euros. Frais de dossier de 0,40 % et retenue de garantie de 5 % prélevée au décaissement dans les deux cas.

Le crowdfunding permet-il de financer une création d'entreprise ?

Marginalement. Sur les 1,763 milliard d'euros collectés par le financement participatif français en 2025, le prêt représente 1 414,8 millions et l'immobilier à lui seul 845 millions. L'investissement en capital, seul segment correspondant à une entrée au capital d'une société, s'établit à 170 millions d'euros, soit moins de 10 % de la collecte totale.


L'enquête en slides

1 165 800 entreprises créées en France en 2025. Entre 486 et 618 tours de capital-risque la même année. Faites le rapport.
1. 1 165 800 entreprises créées en France en 2025. Entre 486 et 618 tours de capital-risque la même année. Faites le rapport.
Le baromètre EY recense 7,4 Md€ levés sur 618 opérations en 2025. Une seule opération, la série B de Mistral AI, pèse 1,7 Md€ dans ce total.
2. Le baromètre EY recense 7,4 Md€ levés sur 618 opérations en 2025. Une seule opération, la série B de Mistral AI, pèse 1,7 Md€ dans ce total.
Eldorado compte 7,15 Md€ et 486 opérations pour la même année. 132 opérations d'écart entre deux baromètres : le périmètre n'est pas le même.
3. Eldorado compte 7,15 Md€ et 486 opérations pour la même année. 132 opérations d'écart entre deux baromètres : le périmètre n'est pas le même.
Les business angels du réseau France Angels ont investi 98,6 M€ dans 445 start-up en 2024. Mais 44 % des montants sont du refinancement.
4. Les business angels du réseau France Angels ont investi 98,6 M€ dans 445 start-up en 2024. Mais 44 % des montants sont du refinancement.
Bpifrance a déployé 3,4 Md€ de financement de l'innovation en 2025 auprès de 5 000 entreprises, contre 5,2 Md€ en 2024. Un tiers en moins.
5. Bpifrance a déployé 3,4 Md€ de financement de l'innovation en 2025 auprès de 5 000 entreprises, contre 5,2 Md€ en 2024. Un tiers en moins.
Prêt d'amorçage Bpifrance : 5 % du montant sont retenus au décaissement. Sur 100 000 € accordés, 95 000 € arrivent réellement sur le compte.
6. Prêt d'amorçage Bpifrance : 5 % du montant sont retenus au décaissement. Sur 100 000 € accordés, 95 000 € arrivent réellement sur le compte.
Crowdfunding 2025 : 1,763 Md€ collectés, mais seulement 170 M€ en investissement au capital. L'immobilier absorbe 845 M€ à lui seul.
7. Crowdfunding 2025 : 1,763 Md€ collectés, mais seulement 170 M€ en investissement au capital. L'immobilier absorbe 845 M€ à lui seul.
Neuf à treize mois entre la décision de lever et l'arrivée des fonds, selon le calendrier publié par Bpifrance Création. Ce délai est un coût.
8. Neuf à treize mois entre la décision de lever et l'arrivée des fonds, selon le calendrier publié par Bpifrance Création. Ce délai est un coût.
Montants réels, conditions écrites, taux de sélection et angles morts : l'enquête complète et ses quinze sources sur Le Journal LSI.
9. Montants réels, conditions écrites, taux de sélection et angles morts : l'enquête complète et ses quinze sources sur Le Journal LSI.
Source — Le Journal LSI