On trouve encore, en 2026, des guides, des modèles de plan en quatre paragraphes et des listes de sophismes à repérer, vendus pour préparer une épreuve du GMAT qui n'existe plus depuis novembre 2023. L'Analytical Writing Assessment a été supprimée, et rien ne l'a remplacée.

La question intéressante n'est pas de savoir comment on structurait un essai en trente minutes. C'est de comprendre pourquoi une organisation qui a maintenu cette épreuve pendant vingt-neuf ans l'a retirée d'un coup, et pourquoi elle disposait depuis au moins 2017 d'un rapport de recherche interne qui en documentait la faiblesse.

Cette enquête reconstitue l'épreuve telle que le Graduate Management Admission Council la décrivait sur son propre site, exhume ses chiffres de validité, confronte la littérature scientifique sur la notation automatisée des essais, et examine ce qui reste utile — et ce qui ne l'est plus — pour un candidat aujourd'hui.


L'enquête en 30 secondes

Source — Le Journal LSI — voix de synthèse

Que demandait exactement l'AWA, et comment était-elle notée ?

La documentation officielle du GMAC, archivée en mai 2022, est sans ambiguïté sur l'objet de l'épreuve.

La consigne. La section « exigeait d'analyser le raisonnement derrière un argument donné et d'écrire une critique de cet argument ». Elle consistait en une tâche d'écriture unique de 30 minutes, intitulée Analysis of an Argument. Les consignes affichées à l'écran précisaient en majuscules que le candidat n'était pas invité à présenter son propre point de vue sur le sujet.

Le contenu du sujet ne comptait pas. Le GMAC indiquait qu'une connaissance spécifique du thème n'était pas nécessaire : « seule votre capacité à écrire analytiquement est évaluée ». Mieux : l'organisme publiait la liste complète des sujets possibles d'Analysis of an Argument. Un candidat pouvait donc, en théorie, avoir lu l'intégralité du pool avant de composer.

La notation. Le score allait de 0 à 6 par intervalles de 0,5, soit treize échelons. Chaque copie recevait deux évaluations indépendantes : une par un correcteur humain formé et agréé, une par un algorithme. En cas de divergence entre les deux, la copie était relue par un correcteur humain supplémentaire, et la note pouvait être ajustée.

Le recours. Un candidat contestant sa note pouvait demander une re-correction par un lecteur indépendant pour 45 dollars, dans un délai de six mois, avec un résultat sous une vingtaine de jours. Le GMAC précisait trois choses : le résultat est définitif, il peut faire baisser la note autant que la monter, et les frais ne sont pas remboursés. Aucune autre section du GMAT n'était re-corrigeable.

Et surtout : la note ne comptait pas. Comme l'Integrated Reasoning, l'AWA était notée séparément et sa performance ne contribuait pas au score total de 200 à 800 — celui que les écoles publient et que les classements agrègent.


Vingt-neuf ans d'écriture argumentative au GMAT, et leur fin

Naissance du GMAT

Le test est lancé avec deux sections seulement, verbale et quantitative. Le score total, encore aujourd'hui, a été conçu autour de ces deux dimensions.

Source — GMAC, rapport de recherche RR-17-01 (Talento-Miller, 11 avril 2017) pour les dates d'ajout des sections ; pages mba.com archivées en mai 2022 par l'Internet Archive pour le format et la notation ; page Details of new GMAT exam revealed et communiqué du 16 octobre 2023 pour la refonte.

Pourquoi une note sur treize échelons ne discriminait-elle presque rien ?

C'est la faiblesse la moins discutée de l'épreuve, et la plus facile à établir.

Les tables de percentiles héritées de l'ancien format, calculées sur les examens passés entre 2020 et 2025, donnent une distribution extraordinairement grumeleuse. Un score de 4,0 correspondait au 18e percentile. Un score de 4,5 au 50e percentile. Une demi-note séparait donc le cinquième inférieur de la population de sa moitié exacte : trente-deux rangs de percentile pour un demi-point.

Le phénomène se reproduit plus haut. Un 5,0 valait le 54e percentile, un 5,5 le 83e : vingt-neuf rangs pour un autre demi-point. Le 6,0, note maximale, plafonnait au 86e percentile — un candidat parfait ne dépassait que six candidats sur sept.

Conséquence directe : l'instrument n'avait presque aucun pouvoir de résolution. Sur treize échelons théoriques, trois valeurs — 4,5, 5,0 et 5,5 — absorbaient l'essentiel de la population, et le sommet de l'échelle ne distinguait pas un excellent rédacteur d'un très bon.

Le rapport RR-17-01 du GMAC confirme cette compression par un autre chemin. Sur les 28 programmes étudiés, la moyenne AWA médiane des étudiants admis était de 5,02, contre 4,37 pour l'ensemble des candidats au GMAT sur 2013-2015. Les admis se concentraient donc dans la zone la plus tassée de l'échelle, celle où un demi-point sépare des populations entières. Une mesure qui n'a pas de variance là où elle est utilisée ne peut rien prédire.

Que valait l'AWA comme prédicteur, d'après le GMAC lui-même ?

Ce sont les chiffres les plus accablants de cette enquête, et ils viennent du propriétaire du test.

Le rapport de recherche RR-17-01, signé Eileen Talento-Miller et publié le 11 avril 2017, examine la validité différentielle du GMAT sur 28 programmes de management. Il calcule, pour chaque score, la corrélation simple avec la moyenne obtenue en master.

Les résultats, pour la corrélation médiane puis la moyenne pondérée :

  • Score total : 0,37 et 0,38 (sur 5 968 étudiants)
  • Moyenne de licence : 0,31 et 0,32
  • Verbal : 0,30 et 0,31
  • Integrated Reasoning : 0,26 et 0,27
  • Quantitatif : 0,23 et 0,24
  • AWA : 0,13 et 0,13 (sur 5 893 étudiants), avec un minimum de −0,10 et un maximum de 0,28

Le GMAC ne se contente pas de publier le chiffre, il le commente : la valeur de validité de l'AWA « est considérablement plus basse que celle des autres variables », et l'organisme relève que des corrélations négatives ont été observées dans certains programmes individuels — situation qu'il attribue à des restrictions d'étendue sévères ou à de petits échantillons.

Un deuxième constat du même rapport pèse lourd. Sur la comparaison entre locuteurs natifs de l'anglais et non-natifs, l'écart le plus marqué concerne le verbal et l'AWA, avec des tailles d'effet respectives de D = 0,56 et D = 0,55 en faveur des anglophones natifs. Une épreuve d'écriture en anglais mesure, sans surprise, la maîtrise de l'anglais — mais pour un test dont la majorité des candidats est internationale, cela pose une question de construit autant que d'équité.

Une source indépendante donne un chiffre différent pour le score total, et l'écart s'explique. Une thèse de doctorat soutenue à l'université de Géorgie en décembre 2013 par Charles B. Bedsole, portant sur trois programmes de MBA à temps plein, mesure une corrélation de 0,29 entre le score total du GMAT et la moyenne de première année, contre 0,35 pour la moyenne de licence — soit un classement inverse de celui du GMAC. L'écart tient au périmètre : trois programmes contre vingt-huit, une seule année contre l'ensemble du cursus, et un travail universitaire indépendant contre une étude conduite par le propriétaire du test. Les deux valeurs sont publiées ici parce qu'aucune ne peut être écartée.


Corrélation entre chaque score du GMAT et la moyenne obtenue en master

Source — GMAC, Differential Validity and Differential Prediction of the GMAT Exam, rapport de recherche RR-17-01, Eileen Talento-Miller, 11 avril 2017, tableau 4. Corrélations simples, moyennes pondérées calculées sur 28 programmes de management. Coefficients multipliés par 100 pour la lisibilité du graphique.

Que reprochait la recherche à la notation automatisée des essais ?

La notation mi-humaine mi-algorithmique de l'AWA n'était pas une bizarrerie du GMAT : c'est le standard de l'évaluation d'écrits à grande échelle depuis les années 2000. Elle est aussi, depuis aussi longtemps, contestée.

L'étude la plus directement pertinente a été conduite par le concepteur du système lui-même. Powers, Burstein, Chodorow, Fowles et Kukich (2002), dans Computers in Human Behavior, ont invité différentes parties à « défier » l'algorithme e-rater : composer, en connaissance de son fonctionnement, des copies conçues pour lui faire attribuer des notes plus hautes ou plus basses que méritées, sur des sujets de l'épreuve d'écriture du GRE. Les notes de la machine étaient ensuite comparées à celles de deux correcteurs humains formés.

Le résultat est net : les participants ont été nettement plus efficaces pour obtenir des notes trop hautes que des notes trop basses. Les auteurs concluent que leur travail documente les manières dont e-rater — « et peut-être d'autres systèmes de notation automatisée » — peut échouer à produire des évaluations exactes s'il est utilisé comme unique méthode de notation dans une évaluation à fort enjeu.

C'est précisément le dispositif que le GMAC avait retenu : ni notation humaine seule, ni machine seule, mais une double lecture avec arbitrage humain en cas de désaccord.

La critique s'est durcie dans les années suivantes. En 2014, Les Perelman publie dans Assessing Writing un article dont le titre résume la thèse : When « the state of the art » is counting words — quand l'état de l'art consiste à compter des mots. La même revue avait consacré, en 2013, un débat de fond au sujet : Paul Deane y interroge le rapport entre notation automatisée et conceptions contemporaines de l'écriture, tandis que William Condon demande si l'évaluation à grande échelle ne poursuit pas des faux problèmes.

Ce que cette littérature établit, et ce qu'elle n'établit pas. Elle établit que les systèmes de notation automatisée peuvent être trompés, et dans un sens précis — vers le haut. Elle n'établit pas que la notation de l'AWA était globalement fausse : les études d'accord entre machine et humain rapportent des taux élevés, et le GMAC prévoyait un arbitrage humain. La faiblesse documentée n'est pas l'erreur moyenne, c'est la vulnérabilité aux copies construites pour l'exploiter.

Quand l'AWA a-t-elle disparu, et qu'est-ce qui l'a remplacée ?

Rien. C'est la réponse complète, et elle mérite d'être posée telle quelle.

Le GMAC annonce la refonte en mars 2023. La description officielle du GMAT Focus Edition tient en quelques lignes : trois sections de 45 minutes, 64 questions, deux heures et quinze minutes au total, aucune exigence de dissertation. Les inscriptions ouvrent le 29 août 2023, le premier examen est administré le 7 novembre 2023, et l'ancien format est retiré le 31 janvier 2024.

L'examen qui en résulte est intégralement à choix multiples : Quantitative Reasoning, Verbal Reasoning, Data Insights. Aucune production écrite n'y subsiste, sous aucune forme.

La justification publique tient à la durée. Le GMAC a présenté la refonte comme un raccourcissement — de plus de trois heures à deux heures quinze — répondant à une demande des candidats. La suppression de l'écrit y est un moyen parmi d'autres, aux côtés du retrait de la géométrie et des Sentence Correction.

La justification que les données suggèrent est différente. Une épreuve qui corrélait à 0,13 avec la performance ultérieure, dont la note ne comptait pas dans le score publié, dont l'échelle ne distinguait presque rien, dont les sujets étaient publiés à l'avance, dont le barème avantageait mesurablement les anglophones natifs et dont la correction exigeait des correcteurs humains rémunérés : le rapport coût-information était intenable. Le GMAC n'a jamais formulé les choses ainsi, et cette lecture engage cette enquête, pas l'organisme.

Le GRE a-t-il fait le même choix que le GMAT ?

Presque, et la nuance est instructive pour un candidat qui hésite entre les deux tests.

Educational Testing Service a également raccourci son test, mais a conservé une épreuve d'écriture. La mesure Analytical Writing du GRE General Test consiste aujourd'hui en une tâche unique de 30 minutes, dite Analyze an Issue : on présente une opinion sur un sujet et des consignes de réponse, et le candidat doit évaluer la question, en considérer les complexités et construire une argumentation étayée par des raisons et des exemples.

La tâche conservée n'est pas celle que le GMAT a supprimée. Le GMAT exigeait de critiquer un argument fourni, en s'interdisant explicitement de donner son avis. Le GRE demande l'inverse : prendre position sur une question et défendre ce point de vue. Les deux organismes ont donc réduit leur épreuve d'écriture à une tâche unique, mais ETS a gardé l'argumentation personnelle là où le GMAC a supprimé la critique de raisonnement.

Deux détails du dispositif ETS méritent d'être connus. L'intégralité du pool de sujets Issue est publiée, comme l'était celui du GMAT. Et le traitement de texte fourni pour composer ne comporte ni correcteur orthographique ni correcteur grammatical — insertion, suppression, copier-coller et annulation, rien de plus.

Pour un candidat français visant une école qui accepte les deux tests, la conséquence est directe : choisir le GRE, c'est réintroduire dans sa préparation une épreuve d'écriture en anglais que le GMAT a supprimée.

Le GMAC a d'ailleurs converti cette suppression en argument commercial. Sa foire aux questions actuelle explique que le GMAT est généralement considéré comme plus accessible aux non-anglophones parce qu'il ne teste ni le vocabulaire ni la grammaire — et qu'il ne comporte pas de section de rédaction, contrairement au GRE. L'épreuve retirée est ainsi devenue, dans le discours de l'organisme, un avantage concurrentiel.


Ce qui reste vrai, ce qui ne l'est plus : testez vos informations sur l'écrit du GMAT

  1. 1. Vous préparez le GMAT en 2026. Combien de temps consacrez-vous à l'entraînement à l'essai argumentatif ?

  2. 2. Une école accepte GMAT et GRE. Vous êtes plus à l'aise à l'oral qu'à l'écrit en anglais. Quel test examinez-vous en premier ?

  3. 3. Un guide vous propose un plan type en quatre paragraphes pour l'Analysis of an Argument. Que faites-vous ?

  4. 4. Quel indicateur du GMAT prédisait le mieux la moyenne obtenue en master, selon le GMAC lui-même en 2017 ?

Répondez aux 4 questions pour obtenir le résultat.

Source — Questions construites à partir des pages mba.com archivées en mai 2022 par l'Internet Archive (format et notation de l'AWA), du rapport GMAC RR-17-01 (2017), de la page Analytical Writing Measure d'ETS (2026) et de la page Exam Structure de mba.com.

Que reste-t-il d'utile dans l'écriture argumentative, et que valent les ressources encore vendues ?

Distinguons ce qui a disparu de ce qui n'a jamais dépendu du test.

Ce qui a disparu : l'entraînement à produire, en trente minutes chronométrées, une critique formatée d'un argument tiré d'un pool publié, en vue d'une note sur treize échelons qui n'entrait pas dans le score total. Cet objet-là n'a plus aucune utilité pour le GMAT. Le temps qu'un candidat y consacre en 2026 est du temps soustrait aux trois sections qui, elles, comptent.

Ce qui subsiste, et qui n'a jamais été mesuré par l'AWA. Les dossiers d'admission des programmes de management reposent largement sur des essais rédigés hors examen, sans chronomètre, révisables, et lus par des humains. Les entretiens exigent de défendre un raisonnement à l'oral. Le GRE, s'il est choisi, conserve sa tâche de 30 minutes. Et la section verbale du GMAT Focus évalue toujours, en Critical Reasoning, la capacité à identifier la faille d'un argument — non plus en la rédigeant, mais en la reconnaissant parmi cinq options.

Ce dernier point mérite d'être souligné : l'analyse d'argument n'a pas quitté le GMAT, elle a changé de format. Elle est passée de la production écrite à la reconnaissance à choix multiples. Les deux compétences sont corrélées, elles ne sont pas identiques, et aucune donnée publique ne dit dans quelle mesure la seconde capture la première.

Sur les ressources encore vendues, l'enquête doit rester factuelle. Des guides, des modèles de plan et des listes de sophismes conçus pour l'AWA restent en circulation, et les pages officielles décrivant l'épreuve demeurent accessibles dans les archives du web, où elles continuent d'apparaître dans les résultats de recherche. Le GMAC lui-même commercialisait, jusqu'à la refonte, un outil d'entraînement à la rédaction d'essais.

Le critère de tri est simple et vérifiable en une seconde : toute ressource GMAT décrivant une épreuve d'écriture décrit un examen retiré le 31 janvier 2024. Le fait qu'elle soit toujours en vente n'établit ni mauvaise foi ni fraude — un catalogue se met à jour lentement — mais il transfère la vérification au candidat.

Ce que cette enquête n'a pas pu établir

Quatre limites, dont deux touchent au cœur du raisonnement.

Le GMAC n'a jamais publié la raison de la suppression de l'AWA. Le lien établi ici entre la faiblesse documentée de la validité prédictive et la décision de 2023 est une inférence de cette enquête, appuyée sur des chiffres officiels mais jamais formulée par l'organisme. Une autre lecture — la seule contrainte de durée — reste défendable.

Aucun inventaire des ressources AWA encore commercialisées n'a été établi. Constater que de telles ressources circulent n'autorise pas à en chiffrer le volume, le chiffre d'affaires ou la part de marché. Cette enquête ne l'a pas fait.

Les tables de percentiles de l'ancienne AWA proviennent d'une compilation par un préparateur de données GMAC, l'organisme ne publiant plus les tables de l'ancien format dans un fichier vérifiable. Les valeurs sont cohérentes entre les sources consultées, mais la chaîne comporte un intermédiaire commercial.

Enfin, aucune donnée publique ne permet de dire ce que les jurys d'admission faisaient réellement du score AWA. L'argument selon lequel il pesait peu repose sur son exclusion du score total et sur sa validité prédictive mesurée, pas sur une observation des pratiques de sélection. Cette observation-là n'existe pas dans les sources examinées.

FAQ

L'AWA existe-t-elle encore au GMAT ?

Non. L'Analytical Writing Assessment a été supprimée avec le lancement du GMAT Focus Edition le 7 novembre 2023, et l'ancien format a été retiré le 31 janvier 2024. L'examen actuel comporte trois sections intégralement à choix multiples : Quantitative Reasoning, Verbal Reasoning et Data Insights.

Qu'est-ce qui a remplacé l'épreuve d'écriture du GMAT ?

Rien. Aucune production écrite ne subsiste dans le GMAT. L'analyse d'argument reste évaluée, mais sous forme de questions Critical Reasoning à cinq options dans la section verbale, c'est-à-dire par reconnaissance plutôt que par rédaction.

Le GRE a-t-il aussi supprimé son épreuve d'écriture ?

Non. La mesure Analytical Writing du GRE General Test conserve une tâche unique de 30 minutes, dite Analyze an Issue, qui demande de prendre position sur une opinion et de l'étayer. Elle diffère de l'ancienne épreuve du GMAT, qui exigeait au contraire de critiquer un argument sans donner son avis.

Pourquoi le GMAC a-t-il supprimé l'AWA ?

L'organisme a présenté la refonte comme un raccourcissement de l'examen, sans motiver spécifiquement le retrait de l'écrit. Son propre rapport de recherche RR-17-01, publié en 2017, mesurait toutefois une corrélation de seulement 0,13 entre le score AWA et la moyenne obtenue en master, contre 0,38 pour le score total — la valeur la plus faible de tous les indicateurs testés, et négative dans certains programmes.


L'enquête en slides

L'essai argumentatif du GMAT a été supprimé en novembre 2023. Il n'a été remplacé par rien — et son éditeur savait pourquoi.
1. L'essai argumentatif du GMAT a été supprimé en novembre 2023. Il n'a été remplacé par rien — et son éditeur savait pourquoi.
Ajoutée en 1994, l'Analytical Writing Assessment était une tâche unique de 30 minutes : critiquer un argument donné.
2. Ajoutée en 1994, l'Analytical Writing Assessment était une tâche unique de 30 minutes : critiquer un argument donné.
Elle était notée de 0 à 6 par demi-points, par un correcteur humain et un algorithme, hors du score total.
3. Elle était notée de 0 à 6 par demi-points, par un correcteur humain et un algorithme, hors du score total.
En 2017, le GMAC publie ses propres chiffres de validité. Ils ne plaident pas pour l'épreuve.
4. En 2017, le GMAC publie ses propres chiffres de validité. Ils ne plaident pas pour l'épreuve.
Corrélation avec la moyenne obtenue en master : 13 centièmes pour l'écrit, contre 38 pour le score total.
5. Corrélation avec la moyenne obtenue en master : 13 centièmes pour l'écrit, contre 38 pour le score total.
C'est la valeur la plus basse de tous les indicateurs testés, et elle est négative dans certains programmes.
6. C'est la valeur la plus basse de tous les indicateurs testés, et elle est négative dans certains programmes.
Le 7 novembre 2023, le GMAT Focus arrive sans écrit : trois sections à choix multiples, rien d'autre.
7. Le 7 novembre 2023, le GMAT Focus arrive sans écrit : trois sections à choix multiples, rien d'autre.
Vingt-neuf ans d'écriture argumentative disparaissent sans que rien ne prenne leur place.
8. Vingt-neuf ans d'écriture argumentative disparaissent sans que rien ne prenne leur place.
L'enquête complète, chiffres et sources, sur Le Journal LSI.
9. L'enquête complète, chiffres et sources, sur Le Journal LSI.
Source — Le Journal LSI