Le test d'intrusion, ou pentest, évoque souvent l'image d'un hacker improvisant. La réalité est l'inverse : c'est une démarche méthodique et encadrée, qui suit toujours les mêmes étapes. Les comprendre aide à mieux commander et exploiter un pentest.

1. La reconnaissance. Avant toute action, on cartographie la cible : adresses, services exposés, technologies utilisées. Cette phase d'observation conditionne tout le reste. Un bon pentester passe ici beaucoup de temps.

2. Le scan et l'énumération. On identifie précisément les points d'entrée potentiels : ports ouverts, versions logicielles, configurations faibles. L'objectif est de dresser la liste des vulnérabilités candidates.

3. L'exploitation. On tente de tirer parti des failles repérées pour accéder au système. C'est la phase la plus visible, mais elle ne représente qu'une partie du travail. Elle est strictement bornée par le périmètre autorisé.

4. L'élévation de privilèges. Une fois un accès obtenu, on évalue jusqu'où un attaquant pourrait aller : accéder à des données sensibles, prendre le contrôle d'autres machines.

5. Le rapport. L'étape la plus importante pour le commanditaire. Un bon rapport hiérarchise les failles par criticité, explique l'impact et propose des correctifs actionnables. Sans rapport exploitable, le pentest ne sert à rien.

L'éthique encadre toute la démarche : autorisation écrite, périmètre défini, effacement des traces.

À retenir

À retenir : un pentest se juge moins à l'exploit technique qu'à la qualité du rapport. Ce qui compte, c'est ce que vous pouvez corriger ensuite.

Notre module Ethical Hacking — Tests d'intrusion forme à cette méthodologie complète, du cadrage au reporting, en conditions encadrées. Formation certifiante adossée à un titre RNCP.