Le mot souveraineté est devenu un préfixe. On dit cloud souverain, IA souveraine, calcul souverain, et l'auditoire hoche la tête. Le problème de ce vocabulaire est qu'il ne se vérifie pas : il n'existe aucun indicateur public appelé souveraineté. Il existe en revanche des montants d'investissement, des parts de marché, des dates d'appels d'offres et des dates de mise en service. Cette enquête ne s'intéresse qu'à ceux-là.

La question posée est simple et n'appelle pas de réponse rassurante : entre les milliards annoncés depuis février 2025 et les machines effectivement installées en Europe, quel est l'écart, et de quoi est-il fait ? On verra que le retard européen n'est pas d'abord un retard de capital. C'est un retard de calendrier.


L'enquête en 30 secondes

Source — Le Journal LSI — voix de synthèse (prévisualisation)

Combien l'Europe investit-elle réellement, comparée aux États-Unis et à la Chine ?

Le point de départ le plus solide est le AI Index 2026 de l'institut Human-Centered AI de Stanford, la seule série longue publiée annuellement sur des méthodes documentées.

En 2025, l'investissement mondial dans l'intelligence artificielle a atteint 581,7 milliards de dollars, en hausse de 130 % sur un an. L'investissement privé, qui en représente environ 60 %, a progressé de 127,5 %, et l'IA générative a plus que triplé sa part. La répartition géographique, elle, n'a rien d'équilibré : 285,9 milliards de dollars d'investissement privé aux États-Unis, 12,4 milliards en Chine. Stanford formule le rapport lui-même : les États-Unis engagent vingt-trois fois plus que la Chine.

Le contraste avec la production de modèles est instructif, parce qu'il ne suit pas exactement la même pente. En 2025, les États-Unis ont publié 50 modèles notables, la Chine 30, l'Europe 2. Plus de 90 % de ces modèles proviennent du secteur privé, contre environ la moitié dix ans plus tôt : la recherche académique a cessé d'être un lieu de production de modèles de pointe, elle est devenue un lieu d'évaluation.

Et pourtant l'écart de performance s'est effondré. Après que DeepSeek-R1 eut brièvement égalé le meilleur modèle américain en février 2025, les positions se sont échangées plusieurs fois. En mars 2026, le meilleur modèle américain devançait le meilleur modèle chinois de 2,7 points sur les classements comparatifs. Vingt-trois fois plus d'argent pour 2,7 points d'avance : c'est le chiffre qui devrait intéresser un décideur européen, parce qu'il indique que le rendement marginal du capital investi dans les modèles de fondation s'est effondré.


L'investissement en IA en 2025, tel qu'il est mesuré

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Investissement mondial dans l'IA en 2025, toutes sources confondues, en hausse de 130 % sur un an

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Investissement privé aux États-Unis, soit vingt-trois fois le montant chinois

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Investissement privé en Chine, hors fonds d'orientation gouvernementaux non comptabilisés

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Modèles notables développés en Europe en 2025, contre 50 aux États-Unis et 30 en Chine

Source — Stanford Human-Centered Artificial Intelligence, AI Index Report 2026, chapitres Economy et Research and Development. Les montants portent sur l'investissement privé identifié ; ils excluent les dépenses publiques et les fonds d'orientation gouvernementaux.

Que vaut vraiment le chiffre de 285,9 milliards de dollars ?

Moins qu'il n'y paraît, et il faut le dire avant de bâtir un discours dessus.

Deux montants circulent pour les États-Unis en 2025 : 285,9 milliards de dollars et environ 344 milliards. L'écart n'est pas une erreur, c'est une différence de périmètre. Le premier est l'investissement privé identifié dans des entreprises américaines. Le second correspond à l'agrégat mondial de l'investissement privé, soit les 60 % des 581,7 milliards. Confondre les deux revient à attribuer aux États-Unis la totalité du capital privé mondial — ce que la presse spécialisée fait régulièrement.

Le chiffre chinois pose un problème inverse, et Stanford le signale explicitement : les données de financement privé sous-estiment la dépense chinoise réelle, parce qu'elles ne captent pas les fonds d'orientation gouvernementaux. Ces véhicules publics auraient déployé de l'ordre de 184 milliards de dollars dans des entreprises d'IA entre 2000 et 2023. Le rapport de 23 pour 1 est donc un rapport entre deux objets qui ne se comptent pas de la même façon.

Pour l'Europe, la difficulté est encore d'un autre ordre : il n'existe pas de série publique consolidée. Les pourcentages qui circulent — autour de 5 % des financements mondiaux — proviennent de reprises secondaires sans méthodologie publiée, et cette enquête ne les reprend pas. Ce qui est en revanche documenté par une institution européenne, c'est l'absence même de suivi. Dans son rapport spécial 08/2024, la Cour des comptes européenne constate que les investissements de l'UE dans l'IA n'ont pas fait l'objet d'un suivi systématique, que la contribution attendue des États membres aux objectifs communs n'était pas définie, et qu'il en résulte une absence totale de vue d'ensemble à l'échelle européenne. Elle relève au passage que les objectifs d'investissement de l'Union n'avaient pas été révisés depuis 2018.

Autrement dit : quand on dit que l'Europe investit moins, on énonce une vraisemblance, pas une mesure. L'Union ne sait pas combien elle investit.

Que sont devenus les 200 milliards d'euros d'InvestAI ?

Le 11 février 2025, au Sommet pour l'action sur l'IA à Paris, la présidente de la Commission annonçait InvestAI : 200 milliards d'euros mobilisés pour l'IA dans l'Union, dont 20 milliards fléchés vers quatre gigafactories équipées chacune de 100 000 puces d'IA de dernière génération.

Suivons le calendrier réel. Un appel informel à manifestation d'intérêt s'est clos le 20 juin 2025 : 76 dossiers, 60 sites, 16 États membres. Un an plus tard, le 30 juillet 2026, l'entreprise commune EuroHPC publiait enfin l'appel d'offres formel — pour un maximum de sept gigafactories cette fois, avec une clôture des candidatures fixée au 12 novembre 2026 et une sélection attendue au début de 2027. Les installations retenues doivent entrer en service dans les dix-huit mois suivants, soit à l'horizon 2028.

La structure financière mérite d'être lue précisément, car elle change la nature de l'annonce. Le règlement (UE) 2026/150 du Conseil plafonne la contribution de l'Union à 17 % des dépenses d'investissement de l'infrastructure de calcul d'une gigafactory ; les États membres participants doivent au moins égaler cette contribution ; le reste, investissement comme exploitation, est à la charge du consortium. Le financement public conjoint est d'environ 10 milliards d'euros, censé débloquer plus de 20 milliards d'investissement privé, pour un total visé de l'ordre de 30 milliards. La France s'est positionnée en s'engageant à commander 100 millions d'euros de capacité de calcul au projet retenu sur son sol.

Les 200 milliards d'InvestAI ne sont donc pas un budget. C'est un objectif de mobilisation, dont la part publique directement engagée est d'un ordre de grandeur inférieur, et dont le premier mégawatt installé est attendu trois ans après l'annonce.


De l'annonce à la machine : le calendrier réel des gigafactories européennes

Annonce d'InvestAI

La Commission annonce la mobilisation de 200 milliards d'euros pour l'IA, dont 20 milliards pour quatre gigafactories équipées de 100 000 puces chacune. Aucun appel d'offres n'est ouvert à cette date.

Source — Commission européenne, lancement d'InvestAI, 11 février 2025 ; règlement (UE) 2026/150 du Conseil ; EuroHPC Joint Undertaking, appel d'offres pour la sélection des consortiums de gigafactories d'IA, publié le 30 juillet 2026 ; ministère de l'Économie et des Finances, candidature française.

Les 109 milliards annoncés pour la France ont-ils produit des machines ?

Le même 11 février 2025, la France annonçait 109 milliards d'euros d'investissements privés dans l'IA sur son territoire. Le montant a été abondamment cité ; sa composition l'a beaucoup moins été.

Elle est pourtant publique. Cinquante milliards proviennent des Émirats arabes unis, via le fonds MGX, pour un campus doté d'un centre de données d'un gigawatt. Vingt milliards viennent du fonds canadien Brookfield, à l'horizon 2030, dont environ trois quarts pour des centres de données. Dix milliards proviennent du britannique Fluidstack. Le bloc américain — Amazon pour 6 milliards d'ici 2031, Digital Realty pour 5 à 6 milliards, Apollo pour 4,85 milliards, Prologis pour 3,5 milliards, Equinix pour 630 millions — approche les 17 milliards. Le suédois Evroc annonce jusqu'à 4 milliards, le japonais Telehouse 400 millions. Les acteurs français apportent quelques milliards : 3 milliards pour Iliad, plusieurs milliards pour Mistral AI, 400 millions pour Sesterce.

Trois observations s'imposent, et aucune n'est polémique. La première est que la part strictement française de ce total est marginale : l'essentiel du capital est émirati, canadien, américain et britannique. Un centre de données financé par un fonds du Golfe et opéré sur le sol français relève de l'attractivité, pas de la souveraineté — ce sont deux politiques publiques distinctes qu'on gagne à ne pas confondre. La deuxième est que plusieurs annonces étaient antérieures au sommet et ont été recomptées dans l'agrégat. La troisième est temporelle : ces engagements courent jusqu'en 2030 ou 2031, et relèvent d'intentions pluriannuelles plutôt que de contrats de construction fermes.

Dix-huit mois plus tard, le bilan matériel existe mais reste modeste au regard du montant affiché. Le campus de Bruyères-le-Châtel, dans l'Essonne, est entré en phase opérationnelle au deuxième trimestre 2026. Plusieurs chantiers lancés en 2025 ne démarrent qu'en 2026, avec des mises en service échelonnées entre 2027 et 2031.

Qui héberge réellement les traitements des entreprises européennes ?

C'est le point où la dépendance est la mieux mesurée, et le plus difficile à contester.

Selon Synergy Research Group, dans une analyse publiée le 24 juillet 2025, le marché européen du cloud pesait 61 milliards d'euros en 2024. Les fournisseurs européens y détenaient 15 % de parts de marché, contre 29 % en 2017. Les trois hyperscalers américains — Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud — en captaient 70 %. Le premier acteur européen, SAP, pèse 2 % de son propre marché continental, à égalité avec Deutsche Telekom.

Le détail méthodologique est important, parce qu'il empêche une lecture déclinologique paresseuse : les fournisseurs européens ont plus que triplé leurs revenus cloud locaux entre 2017 et 2024. Ils ne se sont pas effondrés. C'est le marché qui a été multiplié par six sur la même période. Une part de marché qui chute de moitié pendant que le chiffre d'affaires triple décrit une croissance perdue, pas une faillite. Synergy chiffre par ailleurs l'investissement des fournisseurs américains dans leur infrastructure européenne à environ 10 milliards d'euros par trimestre : c'est le rythme qu'il faudrait égaler pour stabiliser la part relative.

Le rapport Draghi sur la compétitivité européenne, remis le 9 septembre 2024, aboutissait au même diagnostic par une autre voie : les trois hyperscalers américains captent plus de 65 % du marché mondial et européen du cloud, et 80 % des produits et services numériques utilisés en Europe sont fournis par des acteurs étrangers.


Parts du marché européen du cloud (2024)

Source — Synergy Research Group, European cloud providers local market share now holds steady at 15 percent, publié le 24 juillet 2025. Marché européen évalué à 61 milliards d'euros en 2024. La ligne 2017 est rappelée à titre de comparaison historique.

La dépendance matérielle est-elle en voie de correction ?

Non, et c'est l'institution de contrôle de l'Union elle-même qui le dit.

Le règlement (UE) 2023/1781, dit Chips Act européen, fixait à l'Union l'objectif de porter sa part de la production mondiale de semi-conducteurs de 10 % environ à 20 % d'ici 2030. Dans son rapport spécial 12/2025, publié le 28 avril 2025, la Cour des comptes européenne juge cet objectif hors de portée et projette une part européenne de 11,7 % en 2030. Elle relève que l'atteindre supposerait de quasiment quadrupler la capacité de production en cinq ans, et que les financements sont concentrés sur une poignée d'acteurs. Le terme employé — un objectif déconnecté de la réalité — est rare sous la plume d'un auditeur public.

Cette dépendance a une contrepartie qu'on oublie souvent de mentionner, et qui nuance le tableau. L'Europe n'est pas absente de la chaîne du silicium : elle en tient l'un des maillons les plus contraints, celui des équipements de lithographie. Le néerlandais ASML a d'ailleurs pris en septembre 2025 la tête d'un tour de table de 1,7 milliard d'euros dans Mistral AI, dont 1,3 milliard apporté par lui seul, pour environ 11 % du capital pleinement dilué, valorisant l'entreprise française 11,7 milliards d'euros — plus du double de sa valorisation de l'année précédente. C'est le seul cas documenté d'un équipementier européen finançant un développeur de modèles européen.

L'ordre de grandeur reste toutefois celui d'un David face à plusieurs Goliaths : 11,7 milliards d'euros de valorisation pour le champion européen des modèles, face aux 285,9 milliards de dollars investis en un an dans les entreprises américaines du secteur.

Que signifie concrètement dépendre, pour une entreprise européenne ?

Il faut sortir du registre géopolitique, parce que la dépendance ne se manifeste pas de la même façon selon la place qu'on occupe.

Pour un développeur de modèles, elle est matérielle : accès aux accélérateurs, place dans la file d'attente des fondeurs, capacité à réserver de la puissance de calcul sur plusieurs années. C'est le goulot que les gigafactories européennes visent, avec les délais décrits plus haut.

Pour une entreprise utilisatrice — la quasi-totalité des organisations françaises — la dépendance est contractuelle et juridictionnelle. Elle ne porte pas sur la puce mais sur trois questions vérifiables : où les données sont-elles physiquement traitées, quel droit s'applique à l'entité qui les traite, et à quel coût peut-on en sortir. Ces trois questions se posent dans un contrat, se documentent, et n'exigent aucun budget d'infrastructure. Elles ne sont pas résolues par le fait qu'un centre de données se trouve en France : la localisation d'un serveur et la nationalité du droit applicable à son opérateur sont deux choses différentes.

Pour un État, enfin, la dépendance est budgétaire et temporelle : elle se mesure en années d'écart entre l'annonce et la mise en service, et c'est précisément la variable que cette enquête a trouvée la plus dégradée.

Ce que cette enquête n'a pas pu établir

Trois limites, dites franchement.

L'investissement européen total en IA n'existe pas comme donnée publique consolidée. Ce n'est pas un manque de recherche de notre part : la Cour des comptes européenne l'a elle-même constaté en 2024, en relevant l'absence de suivi systématique et de vue d'ensemble à l'échelle de l'Union. Les pourcentages de part mondiale attribués à l'Europe, autour de 5 %, circulent sans méthodologie publiée et ne sont pas repris ici.

La part de marché des accélérateurs d'IA n'a pas pu être établie sur une source primaire. Les estimations disponibles pour Nvidia s'échelonnent de 75 % à 92 % selon la période et surtout selon le périmètre retenu : parts en unités de cartes graphiques discrètes, parts en chiffre d'affaires des accélérateurs de centre de données, avec ou sans les puces conçues en propre par les hyperscalers. Aucune institution publique ne publie cette série ; les chiffres proviennent de cabinets d'analyse dont la méthode n'est pas ouverte.

Le décompte des modèles notables varie selon les reprises. Les chiffres retenus ici — 50 pour les États-Unis, 30 pour la Chine, 2 pour l'Europe en 2025 — sont ceux du AI Index 2026 tels que rapportés par la couverture technique de référence. D'autres décomptes circulent, avec des totaux plus élevés, selon le seuil retenu pour qualifier un modèle de notable. Le rapport de forces entre les trois zones, lui, ne varie pas d'une source à l'autre.

FAQ

Combien l'Europe investit-elle dans l'IA par rapport aux États-Unis ?

Il n'existe pas de série publique consolidée pour l'Union européenne, et la Cour des comptes européenne a constaté en 2024 l'absence de suivi systématique de ces investissements. Ce qui est mesuré, c'est l'investissement privé américain — 285,9 milliards de dollars en 2025 selon le AI Index 2026 de Stanford — et chinois, 12,4 milliards la même année.

Que sont les gigafactories d'IA européennes et quand fonctionneront-elles ?

Ce sont des infrastructures de calcul à très grande échelle annoncées en février 2025 dans le cadre d'InvestAI. L'appel d'offres formel d'EuroHPC a été publié le 30 juillet 2026 pour un maximum de sept sites, avec clôture des candidatures au 12 novembre 2026, sélection attendue début 2027 et mise en service dans les dix-huit mois suivants.

Quelle est la part des fournisseurs européens sur le marché européen du cloud ?

Quinze pour cent en 2024, contre 29 % en 2017, selon Synergy Research Group. Les trois hyperscalers américains en détiennent 70 %. Les fournisseurs européens ont pourtant plus que triplé leurs revenus sur la période : c'est la croissance du marché, multiplié par six, qui explique la baisse de leur part relative.

L'Europe atteindra-t-elle son objectif de 20 % de la production mondiale de puces en 2030 ?

Non, selon la Cour des comptes européenne. Son rapport spécial 12/2025, publié le 28 avril 2025, projette une part européenne de 11,7 % en 2030 et juge l'objectif de 20 % déconnecté de la réalité, l'atteindre supposant de quasiment quadrupler la capacité de production en cinq ans.


L'enquête en slides

200 milliards annoncés par Bruxelles en février 2025. L'appel d'offres n'a été publié que le 30 juillet 2026.
1. 200 milliards annoncés par Bruxelles en février 2025. L'appel d'offres n'a été publié que le 30 juillet 2026.
En 2025, l'investissement privé américain dans l'IA a atteint 285,9 milliards de dollars, contre 12,4 milliards en Chine. Un rapport de 23 pour 1.
2. En 2025, l'investissement privé américain dans l'IA a atteint 285,9 milliards de dollars, contre 12,4 milliards en Chine. Un rapport de 23 pour 1.
Modèles notables publiés en 2025 : 50 aux États-Unis, 30 en Chine, 2 en Europe. Plus de 90 % viennent du secteur privé, plus du monde académique.
3. Modèles notables publiés en 2025 : 50 aux États-Unis, 30 en Chine, 2 en Europe. Plus de 90 % viennent du secteur privé, plus du monde académique.
Vingt-trois fois plus d'argent pour 2,7 points d'avance : en mars 2026, l'écart entre meilleur modèle américain et chinois s'était réduit à presque rien.
4. Vingt-trois fois plus d'argent pour 2,7 points d'avance : en mars 2026, l'écart entre meilleur modèle américain et chinois s'était réduit à presque rien.
Les fournisseurs européens de cloud tiennent 15 % de leur propre marché contre 29 % en 2017. Les trois hyperscalers américains en captent 70 %.
5. Les fournisseurs européens de cloud tiennent 15 % de leur propre marché contre 29 % en 2017. Les trois hyperscalers américains en captent 70 %.
Le premier acteur européen du cloud, SAP, pèse 2 % du marché européen. Deutsche Telekom aussi. Le marché pesait 61 milliards d'euros en 2024.
6. Le premier acteur européen du cloud, SAP, pèse 2 % du marché européen. Deutsche Telekom aussi. Le marché pesait 61 milliards d'euros en 2024.
La Cour des comptes européenne juge hors de portée l'objectif de 20 % de la production mondiale de puces en 2030. Elle projette 11,7 %.
7. La Cour des comptes européenne juge hors de portée l'objectif de 20 % de la production mondiale de puces en 2030. Elle projette 11,7 %.
Sur les 109 milliards annoncés pour la France, 50 viennent des Émirats, 20 du Canada, 10 du Royaume-Uni. Mise en service échelonnée jusqu'en 2031.
8. Sur les 109 milliards annoncés pour la France, 50 viennent des Émirats, 20 du Canada, 10 du Royaume-Uni. Mise en service échelonnée jusqu'en 2031.
Montants annoncés, machines installées, dépendances réelles : l'enquête complète est à lire sur Le Journal LSI.
9. Montants annoncés, machines installées, dépendances réelles : l'enquête complète est à lire sur Le Journal LSI.
Source — Le Journal LSI